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XXXII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

Je ne prête rien aux mystiques et à Plotin en particulier, en disant que les mystiques ont la prétention, et parfois la certitude, de trouver Dieu en eux-mêmes. Plotin l'a répété cent fois; les mounis indiens, les brahmanes ascètes, l'ont répété tout comme lui, et le Bhagavad Guita, avec les Oupanishads et les Védas, peut l'attester : les Béguards du moyen âge l'ont soutenu hardiment , et Rusbroc aussi, malgré les foudres du saint-siége. Mais descendons plus près de nous, et écoutons un mystique du dix-septième siècle. Malaval, avancer que Dieu étant partout est par conséquent aussi dans notre àme, ce qui fait définir à Malaval la contemplation, « un regard amoureux sur Dieu présent,» et ailleurs « un acte confus de Dieu présent. » (Bossuet, Instruction sur les états d'oraison, Liv. 2, p. 29, a) Bossuet réfute ces opinions hérétiques : et il nous explique, dans une infaillible doctrine, en combien de sortes on conçoit que Dieu est présent. Il établit, avec son autorité irrésistible, que si Dieu est présent dans toute créature animée et inanimée, sainte ou pécheresse, ce n'est pas en cette manière que la foi de la présence de Dieu est la plus parl'aile, et qu'à cette présence universelle, qui est incontestable, et « qui inspire partout l'être, le mou-

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