‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 29 sur 161 · ET DU MYSTICISME. XXXIII · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. XXXIII

vement et la vie » , il faut ajouter dans l'oraison, qui poussée à l'extrême n'est que l'extase des mystiques, la présence de Dieu comme saint et comme sanctificateur. Cette correction simple et profonde réduit à néant l'hérésie du mystique Malaval et l'erreur générale des mystiques. Elle n'est pas moins conforme à la raison qu'à la foi, ou pour mieux dire, c'est parce qu'elle est parfaitement raisonnable qu'elle est parfaitement orthodoxe. L'homme peut jusqu'à certain point, et l'erreur est déjà bien forte , se confondre avec le Dieu vivant : c'est par une insigne aberration , et une sorte d'insanité qu'il se confond dans la prière avec le Dieu qui la lui inspire, et la sanctifie en lui. On voit du reste comment les mystiques peuvent être amenés à la confusion qui les perd, puisque Bossuet lui-même dit en propres termes, et sainte Thérèse avec lui : « On doit avouer dans « la plus sublime contemplation ( l'extase des « mystiques) la présence d'un Dieu. » Mais il ajoute : «D'un Dieu saint et sanctifiant, d'un Dieu juste et «inspirant la justice, d'un Dieu tout-puissant qui «opère dans les cœurs, d'un Dieu miséricordieux «qui établit sa demeure dans les hommes dont le « cœur est droit. » (Ibid.)

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