‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 37 sur 161 · ET DU MYSTICISME. XLI · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. XLI

« sublimités par le langage commun , ils ont été « obligés d'enfler leur style pour nous donner « quelque idée de leurs transports», (ibid.) De là même quelquefois dans les mystiques de bas étage, ces fantaisies monstrueuses d'une imagination que la raison ne réfrène plus, et ces singularités qui vont jusqu'au ridicule et au grotesque, quand elles ne vont pas jusqu'au sacrilège. Beaucoup d'indulgence pour ces écarts , autorité fort petite, afin de ne pas dire nulle, accordée à ces divagations, voilà le très-sage parti que nous ensei-

gne le dernier Père de l'Eglise envers cette conséquence mauvaise, mais incurable, du mysticisme. Quant à Plotin , on doit d'autant plus excuser ' son obscurité et son langage singulier, qu'il est certainement encore un des moins obscurs et des moins singuliers entre les mystiques. Il a même quelquefois retrouvé les véritables traditions de l'esprit grec, et reproduit Platon assez heureusement. Ajoutons que lui aussi il s'adresse aux simples; et que parmi ses disciples, il compte beaucoup de femmes, comme en général les mystiques, les femmes ayant une aptitude particulière qui leur a mérité de Gerson le titre aussi beau quevrai de : Puis devotusque sexus. (Voir la seconde con-

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