‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 38 sur 161 · XLII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

XLII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

sidération de la Théologie mystique pratique.) Ainsi donc l'extase bien comprise, nous a déjà donné le secret de la vie des mystiques qui est si extraordinaire , et le secret de leur style qui ne l'est pas moins. Est-il nécessaire de pousser plus loin, et de poursuivre le mysticisme dans tous ses détails avec les nuances infinies qu'il peut revêtir, suivant les climats , les religions, les mœurs du pays, les habitudes individuelles , les caprices et les manies même de chacun des croyants et des adeptes? Est-il nécessaire de montrer pourquoi les mystiques sont si orgueilleux et si fiers de ce privilège étrange qui les sépare du genre humain elles met, selon eux, fort au-dessus? Parce qu'on se place en dehors de la vie commune , on croit pratiquer " une vie bien supérieure : et il n'est presque point un mystique qui n'ait parlé du monde quitté par lui, et qui restait pour lui lettre close, avec autant de mépris que d'inexpérience. Cette vanité ridicule, cette fierté et cette hauteur aristocratiques du mysticisme sont de tous les temps. Bossuet l'a vingt fois remarqué dans les mystiques de son siècle, qu'il appelle « nos nouveaux docteurs, nos grands-mystiques, nos prétendus parfaits. » Plotindu moins a eu le bon goût de se défendre de ce travers : et s'il

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