‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 4 sur 161 · VI DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

VI DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

les époques, et même les religions auxquelles ils appartiennent. J'essayerai de montrer ce qu'il y a de grand et ce qu'il y a de faux dans cette doctrine , et je me demanderai quels sont les enseignements particuliers que la philosophie de nos jours peut tirer de tant d'exemples, et surtout de celui de l'école alexandrine. Mais avant d'aborder ce sujet, je crois devoir présenter quelques considérations historiques sur la décadence et la mort de la philosophie païenne.

Les Néoplatoniciens, qu'on ne l'oublie pas, sont les derniers représentants de l'esprit grec. Grâce à eux, cet admirable esprit a encore vécu et brillé trois cents ans, quand l'antiquité était déjà morte tout entière autour de lui. Bien plus, c'est des Néoplatoniciens que la philosophie de la Grèce a reçu cette forme suprême, sans laquelle son développement total eût été incomplet et mutilé. Le mysticisme, quel qu'ait été d'ailleurs le succès, était un achèvement nécessaire, un élément extrême dont le génie grec ne pouvait manquer, sous peine de ne point répondre à tous les besoins de l'intelligence humaine, dont il devait être l'instituteur. Ce mérite des Alexandrins est si vrai, si incontestable, qu'après eux l'empire grec deConstantinople

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