LU DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS
après avoir traité de l'extase et des moyens aussi positifs que divers par lesquels on l'obtient, traite aussi des pouvoirs surnaturels et tout à fait divins qu'elle procure. Que la Grèce ou le christianisme ne se hâtent pas trop de sourire à la démence de Patandjali. J'affirmerais bien , si l'on veut, que Plotin lui-même n'a pas cru à la magie : mais j'affirmerais bien plus sûrement encore que Porphyre, son disciple, lui attribue des pouvoirs surhumains. Eunape et Marinus en accordent de non moins grands à leurs maîtres et à leurs condisciples; et dans l'histoire de l'Eglise, on peut voir plus d'un concile chrétien intervenir contre des fantasmagories sacrilèges dont les mystiques surtout se rendaient pieusement coupables, de même que le saint-siége doit encore, avant les canonisations, vérifier et souvent rejeter des miracles attribués la plupart aune mystique dévotion, et aussi douteux que ceux des Convulsionnaires jansénistes.
Veut-on se convaincre que cette peinture du mysticisme est exacte, et que son principe, et ses procédés, si ce n'est ses théories, ont été partout et de tout temps les mêmes? qu'on rapproche de Plotin quelques autres mystiques. Et pour que les