‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 49 sur 161 · ET DU MYSTICISME. LUI · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. LUI

exemples soient décisifs et clairs, empruntons-les aux mystiques qui nous sont moins étrangers, aux mystiques chrétiens. Laissons de côté l'Inde et le Bhagavad-Guita, qui cependant pourraient donner une démonstration évidente : laissons de côté saint Denys l'Aréopagite, cet habile inconnu, comme dit Bossuet , bien qu'il ait fourni les germes des doctrines qui l'ont suivi. Adressons-nous à ceux qui ont développé ces doctrines et les ont amenées à un système régulier et complet : adressons-nous à saint Bonaventure, à Gerson surtout : et joignonsleur deux mystiques , encore plus autorisés s'il est possible, bien qu'à d'autres titres, moins philosophes et moins savants, mais plus naïfs et plus tendres : saint François de Sales et sainte Thérèse.

Enfin, pour sortir de l'orthodoxie et descendre jusqu'aux hérétiques, interrogeons Molinos et les anathèmes dont il a été frappé.

Saint Bonaventure est contemporain d'Albert le Grand et de saint Thomas d'Aquin : il est tout aussi savant qu'eux; mais il est mystique, et ils ne le sont pas. Il passe un jour, à trente-trois ans d'intervalle, sur une montagne où le bienheureux fondateur de son ordre, saint François d'Assises, a eu une vision. Là est apparu à saint Bonaventure un

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