‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 58 sur 161 · LXII DE LA MJÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

LXII DE LA MJÉTHODE DES ALEXANDRINS

résultats analogues. Le mysticisme chrétien ne pouvait manquer de les obtenir par une application à peu près aussi longue et certainement plus intelligente.

Gerson divise d'abord sa théologie mystique en deux parts fort distinctes : Speculativa, Practica. Il en fait remonter l'origine jusqu'à Dieu par Denys l'Aréopagite, et par saint Paul, instruit des décrets divins. Des trois genres de théologie, symbolique, propre et mystique, le dernier est sans comparaison le plus parfait. C'est le moyen assuré de trouver Dieu et de le voir dans une divine obscurité par l'abnégation et par les exaltations mentales. La théologie mystique se fonde et s'appuie sur les expériences intérieures, «dans le cœur des âmes dévotes» .En cet état l'âme ne fait rien, ne souffre rien: elle éprouve seulement quelque chose. Mais cette expérience de l'âme ne peut être expliquée à ceux qui ne l'ont point eux-mêmes sentie. Ce serait parler de couleurs à un aveugle, de sons à un sourd. Les expériences intérieures sont ce qu'on appelle: contemplation, extase, ravissement, écoulement, transformation, union, exultation, jubilation, etc., et tant d'autres expressions figurées que Gerson ne dédaigne ni ne blâme. Ces expériences sont con-

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