‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 6 sur 161 · VIII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

VIII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

du blâme; mais prétendre qu'ils aient amené, par leur inhabileté, la mort de la philosophie grecque, c'est une accusation aussi peu juste quelle est énorme. Et sur quoi prétend-on l'appuyer?

On reproche aux Néoplatoniciens deux fautes capitales : l'une d'avoir confondu leur cause philosophique avec la religion du passé, l'autre d'avoir voulu fonder une Eglise en même temps qu'ils fondaient une école (l). De fait, c'est là un seul et même reproche; et déjà Brucker le leur adressait sous une autre forme, quand il disait que la secte éclectique avait opposé Apollonius de Tyane et ses faux miracles au Christ et à ses miracles divins. Les Alexandrins n'ont pas du tout confondu, comme on la dit trop souvent, la philosophie et la religion; seulement, d'un certain point de vue philosophique , ils ont à leur fantaisie expliqué les symboles souvent obscurs d'une grossière mythologie. Ils les ont traités à peu près comme tant de Pères et de docteurs de l'Eglise, tant de mystiques surtout, ont traité, avec plus de droit, il est vrai, puisqu'ils n'étaient point philosophes, les figures

(1) Voir le travail très-remarquable de M. Emile Saisset , Revue des deux mondes, 1er septembre 1844, à propos de l'ouvrage de M. J. Simon sur Y École d'Alexandrie.

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