‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 60 sur 161 · LXIV DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

LXIV DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

lité du théologien mystique doit se défendre. Gerson reconnaît dans l'àme raisonnable six facultés : trois cognitives et trois affectives , qui toutes peuvent recevoir des illustrations lumineuses et sont des miroirs plus ou moins purs. C'est l'intelligence simple, la raison, la sensibilité ou imagination; puis la syndérèse empruntée à saint Bonaventure, la volonté ou appétit rationnel, et enfin l'appétit animal. L'intelligence simple a trois degrés qui sont : la pensée , la méditation et la contemplation ; la méditation -seule d'ailleurs étant difficile par l'attention prolongée qu'elle exige. L'àme a trois yeux : celui de la chair, celui delà raison, et enfin l'œil de la contemplation qui pénètre «dans cette région d'éternité et de splen- « deur, dans cet air sacré de la liberté où s'envo- « lent les théologiens mystiques. » A ces trois yeux correspondent trois affections : la dévotion, la prière, et l'amour extatique et anagogique ou menant à Dieu. L'amour avec la contemplation, qui ne peut en être séparée, voilà toute la théologie mystique. Elle s'obtient par l'affection pénitente bien plus que par l'intelligence chercheuse : elle est l'amour fervent et pur; elle est, comme l'a si bien dit saint Denys, la sagesse irraisonnable , folle , insensée,

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