ET DU MYSTICISME. LXVII
stances personnelles, son corps, son tempérament, sa position sociale, ses facultés intellectuelles, le lieu, le temps, etc. Il faut donner au tempérament et à la santé une attention toute particulière : c'est un conseil de la plus haute importance que la tradition a dès longtemps transmis, et dont il faut toujours tenir le plus grand compte. Si les femmes sont en général plus portées que les hommes au mysticisme, c'est un effet particulier de leur nature; et cela est si vrai que parmi les mystiques on peut aisément remarquer des différences qui tiennent uniquement à la prédominance, chez les uns de la sensibilité, chez les autres de la raison, chez les autres même des appétits. Les heureux en ceci, les bien-nés {benè nati), doivent cette faveur à Dieu d'abord, à l'influence des corps supérieurs, ou plus directement aux parents qui les ont engendrés , à la bonne éducation qui les a instruits. Une fois sûr de sa force et de sa santé, que le mystique se demande si, sans manquer à aucun de ses devoirs, il peut donner à la contemplation tout le loisir .qu elle réclame impérieusement. Il y a des devoirs qui causent de grandes préoccupations de l'esprit, des exercices de corps non moins laborieux. Les métiers mécaniques , l'a-