‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 64 sur 161 · LXVITI DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

LXVITI DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

griculture , le commerce , sont autant d'entraves. Les prélats eux-mêmes ne peuvent pas toujours se livrer à la contemplation.S'ils ont une maison nombreuse à conduire, des inférieurs en grand nombre à surveiller, une vaste administration à gouverner, la contemplation n'est point faite pour eux ; elle les arracherait à de plus pressants devoirs, et ils ne sauraientfaire pourelletoutcequ'elle exige. Ilfautdonc encore choisir même parmi les ecclésiastiques et les religieux. Et en exerçant ceux qu'on aura choisis, il faudra ne pas négliger la considération de l'âge ; la jeunesse a besoin du plus violent mouvement, et c'est en s'y abandonnant sans crainte et sans frein qu'elle acquiert les forces nécessaires plus tard aux saintes épreuves. Mais si la pratique ne peut être une loi pour tous , elle n'en est pas moins une perfection dans ceux qui l'exercent. La vie contemplative est fort au-dessus de la vie active , et le contemplatif est éminemment utile à l'Eglise , en obéissant au divin maître du cœur ei des yeux, tandis que d'autres ne le servent que de leurs pieds et de leurs mains. Il faut donc, pour se livrer sans partage à la contemplation mystique, fuir toute occupation qui en détourne ; il faut que la page du cœur soit vide dans toute son étendue;

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