‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 66 sur 161 · LXX DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

LXX DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

femmes; mais ces mystiques ne sont pas à imiter, se hâte d'ajouter Gerson, quoique, dit-il, tout contribue au bien dans les cœurs qui aiment Dieu. L'heure la plus favorable, c'est le soir, après que la digestion est entièrement accomplie, que tous les soins du monde sont mis de côté , et que surtout il n'y a point là de spectateur qui puisse observer « et le gémissement lugubre, et les soupirs « partis du fond des entrailles, et les rugissements « amers, et les sanglots interrompus, et les humc< blés prosternations, et les yeux trempés de lar- « mes, et le visage couvert tantôt de rougeur, « tantôt de pâleur, et les mains étendues toutes « deux vers le ciel que regardent les yeux, et les « coups redoublés qui frappent la poitrine, et les « baisers appliqués sur la terre ou les autels, et les « autres gestes, et les stigmates qu'on s'imprime « sur les membres. » La position du corps est celle qui, suivant les habitudes personnelles, doil convenir le mieux au repos de l'esprit : et le lieu doit être, autant que possible, un lieu saint, comme le jour doit être un jour de solennelle fête. Un soin délicat et difficile, c'est celui du sommeil et de la nourriture. Il ne faut prendre que très-modérément de l'un et de l'autre en général ; mais lescommen-

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