ET DU MYSTICISME. LXXVII
« tase, ce saint excès de l'amour divin , où lame « ne meurt pas, mais où elle vit sans vivre en « elle-même , où Dieu vit en elle. » Il est parvenu « à ce souverain degré d'union, par la « suspension ou ravissement. » Mais s'il a savouré toutes ces joies mystiques , il n'a jamais voulu faire de cette recherche l'objet exclusif de l'homme. Il sait que «dans cette vie mortelle, nous « ne pouvons parvenir à la parfaite union d'amour « avec Dieu. » Il dit en propres termes , qu'ici, « en cette vie caduque , l'âme est voirement « épouse et fiancée de l'Agneau immaculé, mais « non pas encore mariée avec lui. La foi et les « promesses se donnent ; mais l'exécution du « mariage est différée. » Et parmi les trois espèces d'extase ou de ravissement, il distingue d'abord celle de l'entendement, celle de la volonté : mais la troisième qui semble pour lui fort supérieure aux deux autres, est le ravissement de l'œuvre et de la vie d'action et d'opération. Aussi dans le règlement inflexible qu'il s'est imposé à luimême , le saint évèque fait-il la part , et la part étroite, de la méditation ; elle doit avoir lieu le matin, après l'oraison , et doit durer une heure seu-