LXXVIII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS
lement. Dans ses Avertissements sur la méditation, il donne , lui aussi , des règles qui rappellent la pratique de Gerson. Il recommande à des novices, dans son Avis pour éviter les scrupules et les langueurs de ne méditer que quatre bonnes heures après dîner. Mais l'extase ne sera point à ses yeux la principale et seule affaire ; et toujours par ses livres , moins encore que par ses exemples , il prouvera « que les occupations légitimes ne nous « empêchent point de pratiquer le divin amour.» Saint François de Sales a donc résolu , loin des austérités excessives et farouches, en se mêlant aux choses de la vie et en les sanctifiant , ce difcile problème : Unir dans une juste mesure l'amour que l'homme doit à Dieu , et l'amour actif qu'il doit à ses semblables, qui sont eux aussi une partie de Dieu. C'est là ce qui fait encore que saint François de Sales n'a point médit de la science ; son mysticisme est assez charitable pour n'exclure personne, et il est assez vaste pour tout comprendre et tout sanctifier.
Sainte Thérèse a moins de prétentions encore, s'il se peut, que saint François de Sales. Elle n'écrit que par l'ordre de ses confesseurs qui lui ont commandé de raconter pour l'édification des âmes