‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 76 sur 161 · LXXX DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

LXXX DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

(retient, et sympathise surtout avec ses douleurs et sa passion. Son attendrissement la dispose à passer outre : et de cette oraison mentale, elle monte à l'oraison de quiétude ou de recueillement que Dieu seul peut donner. Puis elle s'élève à l'oraison d'union, et enfin à l'oraison de ravissement ou d'extase. Elle ne veut du reste tracer de règles à personne ; mais elle prétend seulement rapporter ce que « l 'âme sent dans cette divine union qui « fait que deux choses, qui auparavant étaient discc tinctes et séparées, ne font plus qu'une.» Mais si dans cet état suprême, toutes les puissances extérieures font défaillance , celles de l'âme s'augmentent « pour pouvoir mieux posséder la gloire « dont elle jouit. » Cette oraison donne des forces, et loin de diminuer la vigueur de l'esprit ou celle du corps , elle les accroît et les exalte. « Dieu « alors est présent , l'âme s'abîme en Dieu , ou « pour mieux dire, Dieu l'abîme en lui-»

Cette doctrine, le mot est bien ambitieux peutêtre, qu'on trouve dans l'autobiographie de sainte Thérèse, se reproduit tout entière, et seulement avec un peu plus de régularité, dans le Château de l'âme. Le Château de l'âme a sept demeures, qui ne sont, sous une autre forme , que les divers degrés par

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