‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 9 sur 161 · ET DU MYSTICISME. XI · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. XI

tions d'une entreprise religieuse; lecole d'Athènes, où Ton poussa jusqu'à la magie quelquefois, put être absurde et fourbe, sans que le peuple en sût rien et s'en émût. Proclus a fait des hymnes qui, si l'on veut, sont un passe-temps peu philosophique, et ont peut-être le tort de ne pas valoir celles de Callimaque qu'elles imitent : mais Proclus ne se fit point chef de secte, et l'homme qui se proclamait un peu fastueusement l'hiérophante de toutes les religions, n'était par cela même le prêtre ni le fondateur d'aucune. Enfin, après lui, l'école est trop faible pour que, dans son agonie, elle médite une tentative dont Plotin et Proclus, s'ils lavaient rêvée, eussent été effrayés eux-mêmes. Reste donc la réaction païenne de Julien, à laquelle prirent part tous les Alexandrins du temps, avec plus de patriotisme, j'en conviens, que de sagesse; or c'était là une réaction politique à laquelle de bons citoyens, des amis et des maîtres de l'empereur, pouvaient s'associer, mais dont l'empereur seul et le paganisme doivent être responsables. yEdésius, Maxime, Priscus, Chrysanthe, furent les conseils ou les instruments du héros païen : ils partagèrent peut-être quelques-unes de ses croyances les plus outrées, et cherchèrent avec

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