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XCVIII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

excommunications , s'est hâté d'éclairer les âmes pieuses qui peut-être auraient confondu le mysticisme avec ses abus, et qui pour les éviter se seraient abstenues même du plus légitime usage. Son traité de Mystici in tuto n'a pas un autre but : et les éclats de cette grande voix, qui peuvent déconcerter la piété timide quand ils poursuivent Molinos et Fénélon , la rassurent par les exemples de sainte Thérèse et de son infaillible directeur. On peut être mystique en toute sécurité , quand on sait l'être comme eux.

Mais ce qui perd le mysticisme, et le rend surtout inacceptable , c'est d'avoir fait de l'extase le but suprême de la vie, et d'avoir pris pour la perfection la plus haute «cette vie de mort,» comme le dit quelque part Jacqueline Pascal, avec une éloquence digne de son frère. (Voir Jacqueline Pascal par M. Cousin, p. 125.) Les Mounis de l'Inde ont regardé le yoga, c'est-à-dire la dévotion, ou mieux encore l'union (1), comme la vertu tout entière: la libération finale n'est acquise, selon eux, que par la science qui, dans leur système, se réduit à l'ex-

(1) Union est le vrai sens du mot Yoga : et ceci seul suffit pour pour faire voir les rapports évidents du mysticisme indien avec le mysticisme des Néo platoniciens.

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