ET DU MYSTICISME
tase. Le nirvana ou l'anéantissement est pour les bouddhistes le port immuable où lame peut aborc dès ce monde par la contemplation. Plotin. sous une autre forme . a dit précisément la même cho Saint Bonaventure, comme nous lavons vu, croyait trouver au bout de cette voie qui mène à Dieu béatitude du paradis. Les Béguards hérétiques du quatorzième siècle ont dit aussi que l'homme peut obtenir dès cette vie la félicité céleste, par cet état de perfection impeccable où nous conduit l'extase. Gerson , tout orthodoxe qu'il est , a certainement partagé ce sentiment : et lui-même. en quittant le monde où il avait joué parfois un très-grand rôle, pour se donner tout entier à la théologie mystique et à la méditation solitaire que nous connaissons , a bien fait voir l'irrésistible attrait qu'avait pour lui cette vie en Dieu dont il a connu tous les secrets et tous les charmes. Evidemment l'extase ainsi comprise n'est qu'une erreur absolument condamnable. Le bon sens, et la la philosophie qui en est l'interprète, l'ont i longtemps repoussée. L'Eglise n'a pas été moins sévère, et c'est avec toute raison. Quand Bo— suet veut renverser l'échafaudage ruineux du Pur amour, après avoir renversé le Quiétisme plus rui-