ET DU MYSTICISME. CI
n'est qu'un mot et la plus creuse des chimères. Mais ici même, sans absoudre le mysticisme, je ne puis m'empêcher de dire qu'il a vu parfaitement la question, si d'ailleurs il l'a mal résolue. Il a donné un buta la vie de l'homme; et il ne Ta point abandonnée par une indifférence coupable à tous les hasards de la passion et de l'instinct. Cette recherche de «la vie la meilleure», cette sollicitude du but suprême de la vie, est une des tendances les plus admirables et les plus fécondes de la philosophie grecque ; dans toutes ses écoles, depuis Socrate jusqu'à Plotin , elle agita ce problème qui comprend tous les autres. Seulement l'école néoplatonicienne s'est trompée, comme avant elle et plus tard tant d'autres mystiques. Non, l'ascétisme et l'extase ne sont ni la véritable occupation, ni la fin de l'homme. C'est tout au plus la fin de quelques-uns . et pour nous appuyer sur un principe aussi ferme qu'il est libéral, et déjà posé par la philosophie païenne, nous dirons avec saint Ambroise cité à une même intention par Bossuet : « La fin véritable de la vie « est celle qui est la fin non pas d'un seul , mais « de tous. Qui verus est finis, is finis est non unius, « sed omnium. » Pour dire ici toute ma pensée : l'ascétisme tel qu'il a été pratiqué , recommandé