‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 95 sur 161 · CD DE LA METHODE DES ALEXANDRINS · texte numérisé non relu

CD DE LA METHODE DES ALEXANDRINS

même souvent dans les couvents du moyen âge, ou dans ceux du bouddhisme , dans les àsramas des Yoguis , ou même dans l'asile beaucoup moins sévère de Port-Royal, n'est au vrai qu'un suicide plus ou moins douloureux , plus ou moins lent, plus ou moins courageux ; mais c'est un suicide physique et moral, de quelque prétexte qu'on le couvre. IVen doutons pas, c'est le sentiment confus de cette destruction déguisée qui inspire aux génies droits et sages, comme celui d'un Bossuet, horreur et pitié tout ensemble. Mais qu'il est délicat de tracer la juste limite , et qu'il est difficile de sauver la prière et l'oraison légitime avec toutes ses suites, en repoussant l'extase et ses désastreuses conséquences! La loi religieuse de l'Inde a essayé de trouver la vraie mesure en ne prescrivant « la retraite dans la forêt » (l'ascétisme) que dans la dernière période de la vie, c'est-à-dire à une époque où les forces épuisées de l'homme sont désormais inutiles à la société , et où, ne pouvant plus rien pour les autres, il peut encore tout pour le soin de son salut éternel. Pourtant ceci même est encore une erreur; car la vieillesse ^avec son prudent conseil et son expérience si chèrement acquise, n'est pas moins utile à la société que l'énergique

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