‹ De l'économie publique et rurale des GrecsChapitre 11 sur 13 · I II · texte numérisé non relu

I II

(1) Theoph. hUt plant. L. 8 , c 5 et $ ; de caus. pUuJ L. 3, c. li. Xtn. Ecou. ,L. 3, c 9. .'• a: f«.H tf)

(2) Scilla maiilîtaa. . ; ; »•» :'r :i)

(3) Theodh. hi*t. plant L. 7, c.-ia, v v0

(4) Hes. Op. et die» L. at St ' . - ( 5

(5) Hom. IL L. i3,t. y©3.

nouvelles; observations que j'ai faites depuis daii? les pays méridionaux, ont pleinement confirmé mes conjectures (i). ï)éjà au 'temps ^Hésiode on employait le fer pour la fabrication du soc dont la charrue était aÀmée (2); 1 expression aiguiser le fer servait pour indiquer le commencement des travaux £3). Les Grecs employaient pour l'enclasser un marteau; on se souvient de 1 anecdote de Glaucus qui ayant dédaigné d'en Taire usage , se servant seulement de la ^orc^e de son poignet, fut }ug£ digne de devenir Àthlête, et le devitif en effet (4> Cette charrue qui était sans vcrsourpu avec un versoir amovible, était allri > h veulent dirigée en sens différent, revenait mrstamment sur §es pas, formant des rairs parallèles (S); sa ressemhlance avec ce mouvement que l'ancienne manière d'écrire le grec, a pris son nom boustrophèdon (G); la première

:.V> ^'i^r^Klf! rr-ti r— —

(i) Dec. philos, ann. . ,j

~ (a)TKî. Theog. t. *$4 ; Op. et dies L. % , v. 38 ; Hesych. fOCe unnis.

(3) Hes. op, et dies 1.z,t. 1. ffl !< j j

(4) Suid. voce Glaucus. Patis in El. ;Wrti * ^ <?,

(5) Hom. U. L. 18, v. 5^. ;

(6) Paus. iu El. Hesych. toc* bou^trophêdoiu

4igne ayant ëtO de gauche à droite, la seconde se dirigeait de droite à gauche, et ainsi successivement. Dans les terres les plus compactes, et qu'on voulait entamer plus profondément , on employait quelques fois des mulets (0; mais le plus souvent on faisait usage des bœufs (5), ils étaient liés au moyen d'un joug qui portait sur le gatffot (3); nn cordon passé dans une de leof$ narines donnait au laboureur le* riiôyenfc de les conduire , et le dispensait d'avoir un compagnon chargé de ce soin ?(4)- Tous èfcs détails que fournissent les anciens auteurs , ressemblent à ce qu'on voit actuellement dans ces mêmes contrées; Hésiode veut qùe les bœufs aient neuf ans, afin que le feU de la jeunesse étant passé, ils lie brisent pais la charrue en luttant ensemble , il V-eftt aussi que le laboureur atteigne quarante ans, afiift "n'étant pas distrait par les feux da

jeune âge^ il donne u»e plus grande atten-

(1) Hom. tl. L. 10 j v. 3 5 1 ; CM. L.' $ , r. 124. Kes. ôp. et dies L. 1 , v. tf.

(2) Hom. II. L. i3, v. 703 ; Od. L. 18 t v. 370. ïl<^. op. et (lies L. y, v. 54 et 71.

(3) Hes. op. «t die* L. 2 v. 5i et 51. He^fçlj. vuee Zeitglé-

(4) Clem. Alex. Pa'dag. L. 2, c. "8.

iîon :^ son travail (i) ; il veut lenakn* ige au semeur guidé par les mêmes motifs 12) ; mais il est difficile de croire au* ses conseils fassent rigoureusement suivis» ^ > ^Jf ;

D'après le mode d'aménagement que *ou* venons de voir, qui consistait à faipe $\to~ Céder une année de jachère à chaque culture, toutes se ressemblaient par l'époque où on les exécutait, at tombaient ^liui* tonnée; en effet, les semaiUes de 4»i^emps n'étaient considérées que comme un moyen de suppléer à celles qu'on navait pas eu le temps d'exécuter avanfc Xhiv?* , j>u, intemoéries avaient détruites (3)*. Le climat ^énéraJen^Ut efcaud de la Grèce, aur^t^

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moins productives , parce qu'elles auraient

^•Prises, par les sécheresses avan# d'avoir £çguist leur entier développement (4/î c'est ce qu'on remarque encore maintenant sous ce climat, où le même usage s est conservé, Ce système dont j'ai è déjà fait observer

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(1) Hes. op. et die* L. a, 5{ et 59. 1 • ■

" <a) Hes. op. et dies L. a , v. «3.

(3> Hes. op. et dies L. a , v. 97 et l©?.

<;) Jlicoph. hist L. S, c>

« 3fe£ )>

<Jile1qUl»''irii»nv^iïttis>, « en - ûvwtvod&tttre* encore. -*L'im d?eu» était que les champs, pendant leût fréquent état d'inculture , se chargeaient d'herbes sauVages , dont ensuite on* avait de la peine à débarrasser les c^Jtu^r rés suivantes qui en étaient souvent étouflp *ftek {tf)*vUn'des principaux avantages de Faltérnemeht des récoltes *st d'en débarràer Sfce leudhahips ; on avait reoouris à . oV tvfr Iqrnen» serdages qui augmentaient Iti dtépm^ss de bulture , et ne remédiaient - qirïtttptf •tement au mal (2). Lés Grecs redoutent «wtout l'ivraie (3) que quelques personne» ^gardaient comme une dégériéraHon du, fo<t- •ment {4)* L'autre inconvénient était» <lao¥t£~ 'cessité de multiplier les engrais, a fiti^^emédier à l'épuisement des terve^ Pèfy les iertrps d'Homère on voit qu'il Uûu est rfeit ^ mention comme nécessaires. pour.fas^i|fîa|^a fertilité des champs (5)i Xénophon dans

' (1/ Gai. Àlim. faViilt. liC 1 44. ? "' »'x>

(a) Theopb. hist. plant. L. 8, c. t et S| dë"»**.4 plant L. 3, c. 25. Xen. Econ.L.3, C. "u l>"* f)

(3) Thcoph. de caùs. plapt. t. 4, t. €,: <>'

(4) Tbeoph. liist. plant L. S , c. 6 ; de cans. ptant. ti. 4 , c 6 î Gai. de aliment foenit. L. i, c. 44. " ?f r ^ "

(5) Hom.Od.X. 17, * a^7-1ff,T,J At " * V ' '

( 3fl? )^

ies économiques conseille d'en augmenter i la quantité ru moyen' de divers protédta'-tao* eès'sdiîieàl^ teîs que. stratifier -dë^henbefr dès pailles ' dans les cours d'exploitation ^ y Mélanger des teires, etc. (i); Aîâ^Otfi^

Thétfphfraste et le compilateur de>v(^pdr? iiîquesr ^en ajoutent d'autres ( 2 ).^Re]6 4oi* veilfe&na à fa conservation des f imrie? a V A voî eé était sévèrement puni (3)* l#eitr»nfepotf ^éW était fait comiiïe celui des récoltessuivaitf tecalités soit a vèo d es anima u x de >bâ t 1 or^- ^oel^péyitétlesiieux l'exigeaient 4 soi* an ïâoyen de charriots à deux ou quatre roué* (S). On Voit qu'il est fait ment io» de ce dernier fiiofeû dans les poésies d?Hésiode, dés ^emp^lâ on faisait usage de roues évidées (6)9 ■ te bdié le plus dur servait pour l'essieu' (7 ). ^' Variait' l'emploi du' fumier- suivait la Mâture <les terres et des expositions? fks

tu>:> r^u' ; . ■ « il-' ■->'' » ■- -

■ ~ ■* -— 1 ■ ■• « "(1) Xen. Econ. L. 3 , c. 12. — . -

(2) Arist. Probi. § 20. Theopli. ,de caus. pla*t^L. ,3, c Jd&i Qeopou. L. a, c. 10. /

(3) Suid. voce boletou diké> -

(4) Arist. hist. anim. L. €. Demostfc, ia Ph*n.

; Ho^IL U 24» v. 3H.5 Od. t. f&, ;T . *

(6) Hes. op. et dies L. 2, V. 44* ; ^

(7) Theoph. hist. plant. L. 5 , c. 8.

conseils de Theophraste à ce sujet sont d'ao- * cord avec les observations des agronomes modernes ( 1 ). On suppléait dans plusieurs cantons à leur insuffisance par l'enterrement de diverses espèces de plantes légumineuses en fleur, mais surtout la fève et du lupin (2)5 il est vraisemblable qu'on les semait sur le premier labour pour les recouvrir avec le second , mais il parait qua cette excellente pratique n'était pas aussi généralement répandue dans la Grèce que chez les Romains , qui en faisaient le plus grand usage , et de nos jours encore, il est très-répandu dans le midi de l'Italie. On voit aussi quelques indices que le pacage des animaux était usité ; Theophraste l'indique comme contribuant à détruire la fougère dans les champs (3). Son emploi dans les temps modernes confirme son existence antérieure, car rien n'a été amélioré en Grèce depuis bien des siècles (4).

<i) Thooph. de eau», plut. L. 3, 12 tt 25 j lus t. plant. L- ~, C 8 ; L. 8 , c. 6.

(2) Theopb. Us t. plant. L. 8 « e. g.

(3) Theoph. iisL plant L. 8 , c; 8.

fh&$ tfôw^rr -plantes iiilhwéeS par led &reèê*9 *?%à!'>*m*&. du Wé (i) et des autres c£

f&lîes est des plu* anciennes chez les Grées* puisqu'ils en liaient llètrodatction aux aven* . tjiteslÈyÂQfogiqii^ <k k«rs dieux ; i^époqrt ^utl^:a4sigBêfat est purement idéale, joak fc*-d^tmt**f l'ancienneté, pwis^Ite ï£ ^rd «daw la nmt deé temps. Leurs W W^û W traitions disent qu'avant d'avoir reçtî Iti Culture du Ué, fl» vivaient des glandé Oè lôôrs fôiM*y Qu'ils ayenf fait usage des fçîâhds 4a dïose est possible» puisque leurs fèètk comme celles dé flfaBe niérï^bali^ ÉGntieahentt une espèce de chêœ dont le fttîM èst 'mangëAk, eî serf eftcére in&gë 'W* dasses lefr plus pau*xefc dansée* ^rdçfe dé dfeettè/ lorsque les aritfes^ tes* sources leur manquent; mais ils avaient «tftsi le* châtaignier , «dmmun dès les temps les plus recules dans toute «Eiïrope mén*

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