I - « -• *.. 0 , i * . té »t ». \ J
(.) tes Çras avaient un mot &i*r'*pb* pi»# «feigne» «olleetirenitnt tontes le» plantes cenéali*, ,U les nommaient
4/*o<fcf (Theopb. kist. plant. L. 8 , c. i).
dionale* qù son fruit est encore .y^^aSgpA habituel pour, les habitans dés r^iqn^m^nr tegneuses. Les Grecs ont pu, pax *on% quent, en faire usage anciennement, ma^is
>(r* admettre qu'elles ont été leu'r ^ nourriture avant l'introduction de la; ture du blé, il faudrait adopter aus^v^qnjnion,que les Grecs d'alors paient ^ vages^errams dans leurs forêts v et ;trpp dp
^qluff)^ prouvent le contraue ppu^gu'^Q puisse l'admettre. Les Greça de$;^jx><ju«p les plus anciennes étaient civilisés ^^gojnj; de civilisation sans agriculture , ,éàr la 'pç^r mière: conséquence de la civilisation, e?tr% multiplication de l'espèce, kumaine , qui.. n<e peut pas avoir lieu san? qu'on multiplie es mènie temps les moyens de la nouiwv ILp# enfin à remarquer que ni Homère * ni siode n'ont parlé de cette introduction .de l'agriculture par Cecrops, et cepemja^^ oeine> six siècles se seraient écoulés entre *répôque où on place son arrivée en Grèce , èt le* temps où on pense qu'ils ont vécu; Hérodote non plus n'en parle pas : cètté fable a été imaginée par des auteurs de temps beaucoup plus modernes , qu^ ont -transformé
une ànégbne,rcdsmîque en un vftk?> histcn» rique.* Plusieurs auteurs anciens ont dit que la culture de Forge a précédé chez'lës Grecs celle du blé i et ils ont tiré cette çonclur sion de son emploi exclusif, dans les . éëré* monies religieuses réputées les plus àhèieii^ nés (i>: Ce motif parait en eflet dë' quoique poids aù premier coup-d'œil, ca£ on sait je soin que les prêtres de tous les cùlte& ont eu constamment de conserver/ lès 'plus minutieux détails de leurs rits et'éëàémtf-, nies, aï^n de mieux habitue^ à en respecter l'ensemble. Il est' certain qu'une mesure * cPorgé était le prix qu'on donnait auxvain-^ tueurs des jeux à Eleusis , dont l'institution Mait si ânciénpe (2), que Forge seulement ^taît employé dans les cérémonies de* mysr jëres <FElëuals (3) , qu'on l'employait aussi ,dais belles du temple de. Delphes (4). Tous les àhs on jetait de l'orge dans u* trou du temple dé Rhéa, par où on disait quei'eaà
> fi) Dion, halic. L. 2. Pl. kist. ait. E»jkl&*jpJ fui 6+ c. 57. Suidas voce ou^thutai. Plu*. (jua^iT- J ^4»i«* <h?yth, ?rac. Porphyr. de imuL a^tiu. L,2 , c.^., ^ ^
(2) MeWr*. op. T. a, p. 537. .;
(>) Pau*, m AU. .
* Çiem. *Ie*; adju*. «tfVÇftt. ,V.*-H' ju«4j*lL*<
du déluge de Deucalion s'était écoulée (i j.
les Locriens Opuntiena , les d eu x pr è t? chargé* de recevoir les prémieea ràsà tota coites , portaient le nom de Krlthologaiy n dérivé de celui de l'orge Krtihé (a* 1 fêtes d'ancienne institution à Athènes? étaient célébrées au moyen, mesuré: 4fetg«
que contribuait chaque fa mille , jèt; jïei^ii . qui étaient chargés d'eq faire la recette postaient le nom de parasites lipM^à bien des faite qui paraissent venir à l'appui- decette opinion, ' mata dWi «ulre.r^, > maturité de l'orge précède celle d u blé da n s ces 5 contrées x>4 on le sème \ etji es* possible que ee sdifc ^ f lequel on efi a préféré l'emploi pour cfeg ©érénwrçiiee qui devait précoder bs moissons. Quel que soit le sentiment qu'on adopte, H paraît que chez les Gr^ yrâîosaj|^qdeib gruaux et des pâtes diversement y^éptàéèê^ a précédé celui du pain ferrgenté: on en voit l'emploi pour les sacrifices jàh *i&;fèînp&i d'Homère (4), elles 1 étaient de fo
' * (t) PMH. iûAtt. •• ;* +') *>. :| V,-;.,v',v! J' tfcfi*h iJîteA- (i>
3 (a) Mut, qtae*t fcr. $ tf. ; ... ; ^ rfjjf ,*i,.a (x; (3) Ath. Oeipn.L,S. rffc^ *3 i? £*H
t4) Hom, Od. L. 3, T( 41t. &it4. rœe TluIèmaU.
dàns dd^r^a$* religieux dont Pîjïàrîtaticrtt était ancienne (1) 5 l'art de la paiiificatioii' paraît avoir existé éu temps d'Homère ; ' quoique le mot jào* qu'il emploie habï* tuellement doive s'étendre à toutes les prépirations des céréales en général , et que^ë* mot àfitas qu'il n'ewiploîe qu'une seutefbî^ ne signifie dans ce passage que des gruaux, puisqu'il dit qu'il a passé trois fofo séus k pilon à èedreer (2). Hésiode emploie aussi cette dernière expression, chez lui elle pa* ralt .indiquer le pain d'une manière plus précise, puisqu'il dit qqe pour le labon^' reor il doit être divisé en quatre parties , chacune de huit bouchées (3); peut-être at-ii voulu exprimer i le peu de temps que l'ouvrier : doit donner à ses repas, mais' il n'enrifeste pas moins douteux s'il1 a parié1 du pain fermenté éu d'une pâte cuite tn galette. Si on peut donner quelque confiance à la compilation d'Athénée, Solon avait ins~<ft tkué que ceux qui étaient nourris au pry ta- i
0) A th. deipn. L. P«us. in £1. in Alt. »•« l'J
(*) Ho*. B*lr«ch. 35. ' ' ? C->
(3) fin. op. et dlies L. a,T. *o. - • >
< 4oo )
née recevraient du pain les jours- .de fèlea seulement , et seulement des pâtes les autres jours -O. Quelle que soit 1 époque où fart de la panification s'est introduit dans^M Grèce, ils en ont infiniment varié les procédés aux époques plus modernes; Athénée donne une longue nomenclature dc.taubis les espèces de pains et de pâtisseries dont ils faisaient usage (2); nous remarquons dans leur nombre eelui de farine grossière ilont ils se servaient pendant leurs repaâ pour s'essuyer les doigts, et qui Formait la nourriture des esclaves, usage qui <exislc tencore dans tout l'Orient où l'emploi tfifs fourchettes est inconnu (3). L'emploi des gruaux s'est conseivé depuis linhoduetion du . pain (4), on donnait surtout eette^préparation à l'orge, soit mur, soit récolté avarit sa maturité (5); on y faisait aussi servir
le froment dans ce dernier état C6 ■ on
employait
(1) A th. deipn. L. 4»
(2) A th. deipn. L. 3«
(3) A th. deipn, L. 9.
(4) Ath. deipn. L'. 3.
(5) Pl. hist. nat. L. 18, c. 12 et 14. Gai. de ^liment, facult. L. 1 ■ c. i 8.
(6) Hesych. yocii. Kachoues , Chidra et Eustra. Aristoph. Equit. y. 1 234.
*( 4oi )
•employait à leur préparation l'espèce de pilon qui servait à dépouiller l'épeautre de .sonécorce (i), mais auparavant on faisait torréfier le .grain dans des fours destinés à cet usagfe (a). * Ife n'ont eu longtemps que jdè& moulins à bras que les esclaves du sexe faisant 'teottvpir(3)> mais dans les villes
"yèû en|pl©yait aussi des mercenaires à ce ttèVnil Uh ' T < . :■ V- . ?r^**vr^# Les Grjees connaissaient plusieurs variétés de froment, réunies sous le nom générique 4e pyros ^toais distinguées par des qualités
T qui leur étaient propres <5; ; ils les divisaient principalement en blés à tige creuse^ et hiès
" ; à tige pleine , ces derniers ^exigeaient :w terrain plus substanciel (6) ; ils les distinguaient aussi en blés durs* et blés, tendis, et considéraient les pr«mier$ cootoe inft-
- ' 1 ,rn ■ il a i - i 1,. , ,
*• (0 H**jch. toc*^^^*/;^ . I1 5 j i
<2) Aiciphr. Epiât. L. 3 ? ep; >7. Gai. de aifen. diceta ç. 5.
Hehych. voce Katil/ion.
(3) Hom. Od. L. 20, v. ro5 et se(|. L. ft v. 104.
(4) Diog. Laert. L 7 » in fclearftli. ; J V> fc « ;5> Tbeoph. hùtrpiantr l/i», <tf 4$ d* <jau*. plant. L. 3,
(6) Tfceoph. de causi plant. U. '
( 4oa )
ni ment plus nutritifs (i); ;ils avaient observé que l'abondance des engrais les faisaient trop développer en paille, aussi préféraient-ils un soi naturellement ricbe (2). Comme ils portaient la presque totalité de leurs semailles 4 l'automne, ils faisaient peu d'usage du blé printannier , cependant ils. rie connaissaient, il est compris au nombre des variétés dont parle Théophraste.
L'épeautre était connue sous le nom de zcia , tous les caractères que Théophraste lui attribue sont si positifs qu'on ne peut la méconnaître (3); on voit qu'il en est fait mention dès les temps ^Homère (4) 5 cette espèce est le Triticum Spefra des botanistes. Les Grecs en avaient une autre espèce à laquelle ils donnaient le nom dV /yra9 elle était moins robuste que la précédente (5) , je soupçonne que cette espèce est le Triticum amyleum des botanistes. (6).
(0 Gai, Je alim. facult L. t» c. J, . * „. . (2) Theoph. hisL L. 8 , c. 6. , r . . » (3> Theoph. liât plant. L. 4. c 5; L. 8, e. *
(4) Hom. Ûd. L. 4 , v. 604.
(5) Theoph. hiêL plant. L. 8 , c. 4. r
(6) L'nae «t l'antre ont long-temps été confondues *ous
Ëttfîn , ils ett connaissaient une trosièroe sous, le nom de ttyhé> qui par les caractères que Théophraste lfû donné ne peut être que k froment locuUr TïiUcùm nionococeum des botanistes 0 ). 'distinction de ces espèces est patfwtetoent clair* dans lear écrits de cet adteur > m&is U »*n est p*s<de même d^nsr c -eux des Grecs plus modernes , où ces noms sont confWuâ er même appliqués ^ dés"; plan tes différentes, Ainsi Galien apuès s'être plaint de la confusion qui tëgmait dans les écrits de plusieurs auteurs çu'il 4îite? au sujet de ces plantes, a lui-même attribué le: nom de ztw au seigle, Qui rft'jHgnft pasencore cultivé de son temps idans^ le de l'Europe, ne lui était connu que comme plante usuelle des peuples pins sejpîtenttibn aux, il en avait vu la culture e& Tbfaceî où on le nommait Briz* (*). wn autre de ses ouvrages il Me l'existence de W
le nom 4e Tritiewn Sptlta > ou doit leur distinction 4 N- Serioge , qui de cette' minière a leré l'obscurité que présentaient les céïe«lf5 décrite* par TitéopbxÀSie. ;
(i). Tbeoph. bist. .plant. L. S , c. y. Le typtia suivant G s lien a le grain plus colore que le froment, tandis que J'o<* ljra est Wanc comme l'orge (Gai. 4e atirt; &q»lfc U I , c, ac
(a) Gai. de alim. façult. L. i,.<M*.„ > /0.,
îeià comme espèce , et la confond avec le tiphé (i). Mais il convient que l'olyra et lp typhê ont une écorce comme l'orge (2), ce qui confirme les rapprochemèns que j'ai fait d'après les descriptions de Théopfaraste. D'un «titre côté, Dioscoride n'a point parlé de ïâ tipbê , à moins que ce ne soit la second? de ses *eia (3). Quoique une pareille dis? cujfcion séit bien aride, U m'a paru aécesr saire d'y entrer pour1 éviter lefc obscurités que ces contradictions des auteurs de différens âges avaient fait naître. Un préjugé -à remarquer, parce qu'il n a pas encore cessé tout à fait en Allemagne , était que l'épeautre semée après l'avoir dépouillée de ses baies, se métamorphosait en froment (4V 1 ; V avoine était connue sous le nom de Bromes , 4es -Grecs en faisaient peu d'usage, elle émit davantage cultivée dans l'Asie nri-
neure (5). 4—
(1) Gai. de atten. victus rat. c. 5.
(a) Gai. aliment facult. L. ' t / c.: *© JJGat. Att. yiclus tac* c. 5.
(3) Diosc. hist. plant. L. v; H. Sa. " '
(4) Theophïhùt. plant. L. ^ erS} de caus. -plant. L. 4 .
(5) Theoph.hiU. planLL. 8, c. 4 «t $,fle»ych. roce .Brome* Gai de «lin. f «cuit. L. 1 , c, «s.
Us avaient enfin les diverses espèces d'orge sons le nom collectif de Krithéy et ils en distinguaient différentes variétés ( i ) ; ils avaient aussi celles du printemps, mais en faisaient peu d'usage (2); dans le nombre de celles d'automne , ils faisaient eus de celles dont les bâles étaient plus fortement colorées comme étant plus abondantes en farine (3). Théophraste n'a pas fait mentioùy de celle à graine nue, mais Gai i en en a parlé comme existant dans la Cappadoce
Les semailles de toutes ces céréales étaient faites en automne , on commençait par . Forge (5), les différens blés venaient ensuite : les cultivateurs casaient qqç ces dei> niers devaient être semés dans la boue , dt le premier dans la poussière (6^, mais cet adage , trop généralisé , devait cependant être subordonné aux localités, et mêmft au* variétés qui toutes ne s'accomodaient pas du même degré d'humidité ou de sèche-
(1) Theopli. hist. L. ft, m 4* a« cm». pbnt. U J, * S$, <a) Theoph. de eau s. plaut. L. 4,c. IO. (3) Tbcoph. hist plant. L . 8 , c. 4. ♦ (f) Gai. alim. facult. L. 1 . c. *o. . (5) Theoph. hist. plant. L.8,c l.
(«) Pin*, eau*, wtar. $A& , .
resse (i). Les semailles réussissaient mieux lorsque la terre était* dans cet état que Théôphraste exprime pnr le mot orgeô, qui rend la même idée que les cultivateurs modernes expriment par être en amour (2), ét qui se renouvelait: dans les deux saisons du printemps et de l'automne (3>. La quantîlé des semences devait être proportionnée à la nature du sot (4), elle devait être augmentée pour les semailles tardives, parce que le jeune plant avait moins le temps à* prendre des forces avant la suspension de U ' fève qui a Keu vets le solstice d'hiver (5) , celles qu'on faisait à une époque qui en était trop \oisîne ne donnaient jamais que des faibles produits (tf); cette vérité était déjà connue au temps d'Hésiode, celui qui a at-
ipè J.«W> ÔXUMr
A^Orl*<*!*-1** w«» P**"*- *" Mi4- ^>*H
(2) fcncicl. métliod. dict. d'agric. art. amour.
(3) Theoph.~3e '^tiirplanl. L. 3, C. 3. J*i KroTtut été frappé <ks ieei^blamt» V etistant entïft Ut <*pw&swn« populaires et le» pcev«#hr* de* aactau Gteea, çtui de« paysans actuels.
(4) Xen. Eco». L. 3, e. 4. TbeopJi. hiat. pUnt. 8, c. 6.
(5) TlieophTd~e^ïisrpl|Ritr'L? 3, c. aS. '
(6) Theoph. de caus. plant. L.3» k' » :
tendu cette époque, dit-41, peat tepissôôner assez, il emportera sa récolte dans des paniers, personne ne lui portera jalousie (i). Le choix des semences était recommandé, on préférait y employer des grains dé k récolte antérieure, plutôt que ceux de la dernière (a) , opinion conservée clans quelques cantons de l'Allemagne méridionale (3) » Théophraste conseille aussi de les. choisir en d'autres lieux, pourvu, toutefois, que le climat n'y fut pas trop diffère^ U); il fallait aussi éviter , disent quelques agronomes , de les choisir dans un lieiî plus fertile, le passage seul du moins au plus étant avantageux (5). Pendant les semailles , des jeunes gens suivaient la cfrarrue avec, des instrumens a bras pour achever d'enterrer la semence (6)! plus tard , lorsque les blés étaient levés , de* ouvriers se répandaient de nouveau dans les champs pour relever la terre et rechaus- 1 — ! — - — ■ . : ~ — - "„ -y;,'
(i) fles, Qp. tï diea L. 2, v. $7.
: (i) Theoph. hi*L pl. L. 8, c. 11, t ^
t <3> Feuille do cuïtir. T. 4, p, 6tU , M , t .
(4) TVoph. huL pUnt. L. 8, c.«; de eau*. pl«J, L.^
(5) Goop. L. », c. 17 «t 19.
(6) Hc.Op.et dit, MtfjJ*, . .yjxi
Stfr les r&tfines (i) ; dans les terres légères^
de l'Attique, on trouvait même avantageux de le faire au moyen d'un léger labour à la charrue (2) , usage qui existe encore dans quelques cantons de l'Italie méridionale (3).
Ensuite à mesure que la plante Vélevait, on multipliait les Serclages en proportion* que les localités ou la température avaient multipliés les herbes nuisibles (4); ce dernier travail était le plus souvent confié à des femmes salariées (5),
La moisson commençait par les diverses espèces d'orge, celle des blés suivait ensuite (6) soit pour éviter qu'une trop grande dessiccation les fit égrener, ou parce quela conservation d'un peu d'humidité en améliorait la qualité, on avait soin de ne pas laisser l'orge épars sur le champ, mais
(1) Geopon. L. 2, c. a4.v
{2) X en. Econ. L, 3 , c. 4 ; Geop. L. a , c. 24.
(3) Giorn. encid. An. 6, ti*. 5, p. 21a; An". 9, W°. i, p» 12.
(4) Theoph. de caus. plant. L. 3, 0 2S; Xen. Econ. L. 3 , e. 5', Geopon. L. 2,0.24. ' ''****
(£i) Hesycb. voce Poastriai. Poil. onom. L. 7 , C. 3o. Atb. ejcipu. L. 3.
(6) ïhoph. bist. L. 8, c. Û. > \
#H lé réunissait aussi-tôt en gerbes ep^ott' avait soin de réunir en tas, si même l'hu-^ midité naturelle leur manquait on les arroy : sait légèrement ( i ). On eoupait les blés avec des faucilles qui paraissent avoir èÙ. quelques fois dentées (2) r d'autrefois se«- I emen t aiguisées <3>, les ouvriers prennent le dessus du vent pour n'être pas gênés par l'ondoyement des épis (4), d'autres ouvriers les suivaient pour former les gerbes (5)1 Dès que la moisson était achevée , ori s'ôccupaibà séparer le grain de la paille, cettej dernière était mise en réserve pour la nou^ ijture des animaux et former leur libère (6)> pour opérer cette séparation on faisait cour* rirdes animaux sur le blé stratifié (7). tt est à remarquer qu'il n'est fait aucune menr tioa, par les écrivains de k Grèce, des; ma*
(1) Theoph. hi&U plant. L- 8, c. 10 ; de caus. plant. L, fi , c i5 : He«. Anp. v. aai } Hom. II. L. t8 ; T. 65o; Pkt, Araat. narrât.
(4) H*». Th«Og. T» l8î. kWvjtf r >
<3) Hom. U. L. 18, v. 55o, »*
(4) Xen. Econ. L. 3, c : • v<" J 'tf :'« ^jV v<)
(5) Horo. II. L. 18, .# , '>..•. wi '*
(6) fîca. Op. et d Jet L. 2 , r, »*• " I • ?•-»• .^i^J
(7) Hes. Op. et dies L. a, v. 2i5; Hom. II. L. a*, *• {96} Theocr. Id. 10, 54 j Xçn. Eco». L. 3 , c. 7. s 0
chines à fouler le grain dont l'usage est si ancien en Egypte et en Syrie; il faut en conclure qu'ils n'en avaient pas encore adopté l'usage, quoiqu'il le soit de nos jours (i). Le blé était lancé en l'air au moyen d'una fourcbe pendant qu'il régnait un vent léger» il suffisait pour écarter la paille ( 2 ). Or* achevait ensuite de le purifier avec le van d'osier (3), le même qui figurait dans les cérémonies des mystères (4) le vannus misùcv de Virgile (5). Souvent au lieu de sé* parer tout de suite le grain des pailles, on les laissait mélangés jusqu'au moment da renvoi (6) a d'autres faisaient aussitôt cette séparation 9 regardant cette prolongation de séjour du blé comme nuisible à sa faculté germinative (7) ; Hésiode dit qu'on conservait le grain dans des vases de terre angeos (8) t
(0 Scitiai Vay. Part. 7 , Lattre 9, ' (>) Hom. fL L. ii, t. 588 ; Hes- Qp. et dit* L, «, r.43y Hesych. voce ptuon et thrinax, Q) Suidas voce licnon,
(4) Clejn. admon. ad gestes Harpocr. voce lichnophorai.
(5) Virg. G«og. L, r, t. 166.
(6) Plut. symp. L. 7, c, a. .
(7) Theoph. hist. plant. L. 8 c. 10; Has. Op. a* dies Z*u 3, y. sil. , .
(8) Hes, Op. «t dies Uaff. 93 et îi8. «
(in)
•ette méthode a pu convenir aux époques de mœurs simples qu'il a décrites > où les propriétés très-divisées fournissaient à cfià* que famille le blé nécesiaîre à leurs besoins, mais avec l'extension des propriétés les gre^' nier> sont devenus nécessaires, un procédé dont parle Th4oph*a$te; était de mêler dans les tas de blé* une terre qu'on tirait des environs d'OIynthe* c* qui avait la pro* pi i été d'en augmenter le volume , mais en nuisant à sa qualité alimentaire (i); comme il favorisait les spéculations mercantiles jl a été conservé, car on le retrouve dans les écrits dWeors beaucoup plus modernes • Je ne dirai que peu de mots de la culture des différentes espèces de plantes mîîarées que les Grecs réunissaient sous le nom collectif de therùwî, parce que leurs semailles avaient lieu aux environs du sofsticè tf été (3) ; faésiodé la fixe au moment ' où la couleur du raisin commence à changer ; ce qui ne
peut convenir qu'aux pays chaude on
(i) Tbeoph. hi&. plaît L. 8 , e u;
(a) Var. Econ. L. i, 57, Plut. Symp. Jj, 5, J 3; Ce op.