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douloureuse à la pression et dont la délimitation en arrière, était impossible. De temps en temps des poussées fluxionnaires se produisaient du côté du testicule ectopié, il devenait plus volumiveux, sensible, la peau était rouge à la superficie puis au bout de peu de temps, tout rentrait dans l’ordre. Le bandage fut enlevé. Je n’ai point revu l'enfant depuis, mais j’ai su que lectopie était toujours persistante.
Toutefois la plus fréquente et la plus grave des complications, frappant le testicule inguinal chez l'enfant, c'est la hernie.
Le retard dans la migration de l'organe en empêchant l’oblitération du conduit péritonéo-vaginal est une -condition éminemment favorable à la production de l’entérocèle. Qu’arrive-t-il en effet trop souvent ? C’est qu'un testicule qui jusque là avait bouché l’anneau profond du canal inguinal, vient à franchir cet orifice, entraïnant avec lui une anse d'intestin. Godard parmi bien d'autres, avait noté le fait : aussi blâme-t-il toute pratique, tendant à provoquer par des exercices violents la descente du testicule,
Traitement. — De tout temps, en.effet, les auteurs ayant vu des glandes séminales ectopiées, gagner le fond des bourses à la suite d’un effort (1) ont conseillé la course, l’équitation, la gymnastique aux monocryptorchides : « Tous les exercices gymnastiques dit M. Debout (2), peuvent être d’une grande utilité ».
:(4) Voir la note 1 de la page 43.
(2) Debout. Rapport sur lathèse de Lecomte Bul. Soc.chiriannée 52:53 p. 97
Barreau. 3
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Follin (1) après Richter préconise les frictions douces et répétées dès le début de la vie. :
OBSERVATION INÉDITE. — Cette méthode produisit un demisuccès chez l’ainé des deux enfants juifs dontnous parlions tout à l'heure (voir page 7). Cet enfant à l’âge de trois ans présentait comme actuellement son frère, une ectopie inguinale double. La mère, qui d’après les conseils de madame H... sage-femme, pratiquait fréquemment sur ces organes un léger massage, eut la satisfaction de sentir un jour sous son doigt le testicule gauche franchir l’anneau cutané du canal inguinal et se loger définitivement dans le serotum rudimentaire de l’enfant.
On a encore conseillé l'emploi de l'électricité chez les nouveau-né: pour faire contracter le faisceau moyen du gubernaculum (2). Nous n'avons pu recueillir de faits suivis de succès après l'emploi de cette méthode.
Voici quel était l’avis d’un chirurgien de renom, M. Guersant : « Dans les cas où le”testicule se présente à l’anneau seul sans hernie, je conseille de ne pas s’en occuper et d'attendre les efforts de la nature (3). »
Il arrive parfois que le testicule est excessivement mobile, occupant tantôt l'abdomen, tantôt le canal inguinal.
(1) « On s’est trop hâté et cela sans preuve de regarder cés testicules commé normaux etsur la foi de cette idée, l’on n'a songé à rien faire. Ne pourrait-on pas au début de la vie hâter la descente du testicule par des ‘pressions souvent répétées de haut en bas? Quand cet organe aurait atteint le. fond du scrotum, il serait facile de s’opposer à son ascension par un bandage approprié. ». Follin. Anomalies du testicule. Arch. gén. de med. 1851, p. 287).
(2) Godard, loc. cit. Le Dentu, th. agrég. Paris, 4867.
(3) Guersant. Discussion soulevée à l’occasion du rapport ‘sur Ia thèse de M. Lecomte in Bul. Soc. chiri! 1852-1853. | 1
EN 1e
Dans ce cas, il conviendrait de profiter de la présence de la glande dans le canal pour appliquer une pelotte herniaire, s'opposant à son retour dans l'abdomen (1). Car on a vu des testicules qui après s'être montrés plusieurs fois dans l’aîne, avaient fini par ne plus apparaître, constituant ainsi une ectopie abdominale définitive (2).
Cette conduite parait ab olument rationnelle. Que penser pourtant des chirurgiens. qui, pour appliquer le bandage, choisissaient au contraire l'instant où la glande avait disparu dans l’abdomer:, afin de l'y maintenir. C'était ainsi qu'agissait Richter lorsqu’au moyen de frictions répétées, 11 n’avait pu amener la glande dans le scrotum. Ainsi faisait “arjolin dans la crainte que le testicule ne fut suivi par une hernie (3).
Lorsque cette hernie existe réellement, c'est une toute autre affaire. Dans ce cas, Curling, s'il s’agit d'enfants de 4 à 5 ans, réduit hernie et testicule dans l’abdomen. M. Gosselin traducteur de l’auteur anglais n'est pas loin
(1) Michon. — IL convient de retenir le testicule au dehors, en fermant l'anneau avec un bandage. C'est ce que j'ai fait deux fois avec un succès complet. Bul. soc. chir. 1852-53, p. 103
(2) Scarpa cite le cas d'un enfant qui s'amusait à faire passer son testicule très-mobile, du canal inguinal dans l'abdomen. Le testicule regagnait de luimême sa place habituelle, mais un certain jour il ne reparut plus.
(3) « Cette pratique a non-seulement le mauvais effet moral de ne laisser apparaître qu'un seul testicule, mais elle expose à des douleurs violentes chaque fois que le testicule est poussé par un travail, un effort de la nature qui tend à le porter au dehors, » Michon. — Discussion soulevée à l’occasion du rapport sur la thèse de Lecomte. Loc. cit.
Marjolin, comme la plupart de ses devanciers, croyait aussi que la présence de la glande génératrice dans l'abdomen était une condition favorable à la génération, vu la température élevée de la cavité abdominale, On citait pour exemple certains animaux, les oiseaux entre autres, très-portés au coit parce qu'ils avaient les testicules contenus dans le ventre.
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d'admettre la même règle de conduite ce qui provoque la critique suivante de MM. Trélat et Peyrot : « Le testicule est un organe trop important pour qu’on puisse consentir à le sacrifier d’un cœur léger. Pour dire toute notre pensée, nous croyons que là encore, il faut, autant qu’on le peut, temporiser. Seulement la temporisation doit être raisonnable et le sujet bien surveillé. On se le fera présenter souvent: on verra si d’une part le testicule fait mine de s’avancer au dehors, et si d’autre part la hernie tend à grossir beaucoup. Lorsqu'il sera bien démontré que le testicule ne tend point à descendre et que la hernie s’accroît notablement, alors seulement on se décidera à renoncer au testicule et on appliquera le bandage destiné à refouler à la fois dans l’abdomen et l'intestin et la glande séminale. »
En somme c'est là ce que faisait M. Guersant (1). « Lorsque le testicule commence à sortir de l'anneau et qu'il y a hernie, je me trouve bien de faire porter le bandage herniaire en l’appliquant avec beaucoup de précaution, de manière à chasser le testicule et à maintenir la hernie.
Lorsque la hernie adhère au testicule et que tous deux, en fianchissant l’anneau, déterminent des accidents répétés, je crois qu'un bandage herniaire doit maintenir le tout réduit. »
(1) Bul. soc. chir. loc, citato.