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LE SIÈGE DES ECTOPIES

On peut distinguer 3 cas :

a) Le rein est resté en route ; b) Le rein à continué son chemin trop haut ; c) Le rein a dévié de sa route. -

a) Le rein est resté en route. — C'est la règle ordinaire. Les cas de beaucoup les plus fréquents sont en effet fournis par les ectopies pelviennes et iliaques: les ectopies lombaires basses sont peut-être moins fréquentes. 11 semble que le rein trouve surtout des obstacles pour sortir de la cavité pelvienne. Il est du reste difficile de dire quels sont les obstacles qui lui barrent la route et s'opposent à sa force ascensionnelle.

On a successivement invoqué : la possibilité d’adhérences inflammatoires arrêtant dans le premier stade du développement l’ascension du bourgeon uretéral, l’inflexion prématurée du sacrum sur le bassin, des déformations du squelette, en particulier de la colonne lombaire (Marcuese, Hürer):ces hypothèses nous paraissent peu vraisemblables étant donné qu’il est actuellement démontré que le bourgeon uretéral occupe sa place définitive à la fin du deuxième mois de la vie intrautérine.

Plus admissible serait l'hypothèse, dans certains cas particuliers, de l’ectopie favorisée sinon déterminée par des malformations ou l’absence complète des organes génitaux. Dans ce cas, le bourgeon urétéral n’étant plus repoussé par les bourgeons voisins et trouvant devant lui une place inaccoutumée se fixerait prématurément. Nous rapportons, en effet, nombre d'observations où l’ectopie rénale se trouve associée à des anomalies ou à la déficience de l’appareil génital.

Quoi qu’il en soit de ces hypothèses, nous voyons donc que le rein peut rester dans les différents points du chemin qu’il

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parcourt pour gagner la fosse lombaire et, dans les observations que nous rapportons, nous trouvons à peu près tous les intermédiaires entre la position pelvienne et la position lombaire normale.

b) Le rein peul continuer son chemin trop haut.— Ceci est très rare. Nous en rapportons seulement deux observations; il faut remarquer que les deux cas de Waldeyer et de Lacroix, se rapportent à des reins gauches et, en outre, que dans l'observation de Lacroix il s’agit d’une véritable monstruosité avec éventration et hernie des viscères. Le cas de Waldeyer est. plus intéressant et montre que le rein peut monter au-dessus de la rate et refouler le diaphragme, atteignant en haut la neuvième côte. Il s’agit évidemment d’une anomalie par excès.

e) Le rein peut dévier de sa route. — Même quand le rein reste dans une même moitié du tronc, il peut s’écarter un peu de son chemin habituel. C’est ainsi que nous le voyons parfois s’étaler très en dehors dans la fosse iliaque.

Plus fréquentes sont les ectopies en dedans et, nous avons pu distinguer, parmi les ectopies pelviennes, une forme sacrée ou parfois sacro-lombaire qui siège sur la ligne médiane, dans la bifurcation aortique. Le rein a glissé sous le péritoine postérieur et est venu se placer derrière le tube digestif.

Celte ectopie médiane n’est possible que dans la région sacrée ou lombo-sacrée. Nous avons vu, en effet, que le rein ectopique n'était jamais situé sur la ligne médiane dans la région lombaire. C’est qu’en effet, la migration du rein est limitée par les branches mésentériques de l'aorte : le rein doit rester au-dessous de la mésentérique inférieure et, même si l'insertion de celle-ci est plus haute que normalement, elle n’est jamais telle que le rein puisse occuper une position lombaire sur la ligne médiane.

Dans ce cas si le rein, continuant sa route, veut remonter plus haut, il devra choisir entre le chemin normal qui s’offre à lui du côté de l'aorte correspondant à son origine wolf-

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fienne. et le côté opposé : c’est-à-dire que, dans ce dernier cas, il deviendra ectopique croisé.

Lorsque le rein est en ectopie croisée, il doit done à une époque de son développement passer sous la mésentérique inférieure : il peut ensuite remonter le long du rachis dans la fosse lombaire du côté opposé.

Le rein croisé se place toujours au-dessous du rein opposé et cela se conçoit étant donné le long trajet que doit déjà fournir l’uretère pour passer dans la moitié opposée du tronc.

C'est seulement dans le cas de rein croisé unique comme celui de Horand ou bilatéral, comme celui de Lichtenstern qu’on voit le rein croisé remonter jusqu’à la fosse lombaire. En général, il reste plus bas : il est iliaque. ou ilio-pelvien.

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