‹ De L'Ectopie Simple Congénitale du ReinChapitre 41 sur 92 · SN EE · texte numérisé non relu

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SrræTeR) et le coït (FRANK) ; ces derniers symptômes semblent particuliers au rein ectopique congénital.

Nous voyons, en outre, qu'il peut exister de lPoligurie avec envies fréquentes d’uriner, oligurie non suivie de débäcle (CERNÉ), ou suivie de polyurie (DeLore), des mictions fréquentes avec ténesme vésical (IsRAËL, WEHMER, GRASER), des douleurs à la défécation (IsraëL), des menstruations profuses et prolongées (Pork, Frank, Doucaz Bisserr). Les urines sont normales dans tous les cas, sauf deux; une fois

elles étaient troubles (Israëc), l’autre fois elles contenaient du sang (Por).

Des troubles dyspeptiques généraux sont signalés par EncsrRôM, DELORE, etc., de la dyspepsie atonique par Doucar Bissez, de l’anorexie avec langue chargée, nausées, vomissements par ISRAËL, GRUBE, GERNÉ, DANIEL, de la gastralgie avec ictère par GRUBE, du ballonnement de l’abdomen par IsRaëËz, GRÜBE. è

Enfin, nous devons également noter les troubles nerveux (GruB8E, DEwis, IsRAËL) se présentant souvent sous la forme neurasthénique, avec maux de tête, insomnie, irritabilité, névralgies, obsessions psychiques, idées de suicide, etc. (CERNÉ, Doucar Bissez, IsrAËL, etc.). Il est à remarquer que tous les symptômes ci-dessus énumérés peuvent faire défaut ou être tellement vagues qu’ils passent inaperçus ; il en fut ainsi dans les cas de Durnam, de KFépororr, et de Mür- LERHEIM.

De même que le rein ectopique fixé, le rein devenu mobile peut surajouter les symptômes qu'il détermine à ceux d’affections concomitantes, compliquant ainsi ces symptômes et aggravant les difficultés du diagnostic. Ainsi Dewis, FRaNK, signalent, accompagnant le rein mobile, de larétroversion de l'utérus; Orta, SrrÆTER, de la rétroflexion ; MüLcerxEerM,des adhérences anciennes du para et du périmetrium englobant l'utérus qui était fibromateux ; Exasrroem de l’endométrite et de la périovarite à gauche, côté où se trouvait le rein ecto-

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‘pié : il y avait en même lemps rein mobile non congénital à droite.

Dans une autre catégorie de'cas, il y avait malformations concomitantes des organes génitaux ; ectopie du testicule gauche (GruBE), absence totale de vagin et d’utérus (Dani, Porx), absence d’utérus et vagin incomplet (WertTu).

Dans le cas de GruBE, les symptômes firent penser à un sarcome du testicule en ectopie.

Dans le cas de Werru, il y ayait ectopie rénale bilatérale et le diagnostic put être fait : il y avait hernie bilatérale des ovaires. Dans deux cas (Wertu, Dane) les douleurs étaient ressenties dans le bas-ventre périodiquement toutes les quatre semaines, en rapport avec la congestion menstruelle des ovaires, qui existaient. Ces douleurs s’irradiaient à la fosse iliaque ou vers le sacrum et étaient souvent accompdgnées de nausées et de vomissements. Les mêmes symptômes se présentaient dans le cas de Pork ; mais ii s’y ajoutait un phénomène bien particulier. En effet, toutes les trois à cinq semaines, la malade émettait du sang avec ses urines, si bien qu'avant examen gynécologique, on pensait à des menstruations s’effectuant par la voie normale, mais profuses.

L'examen révéla l'absence complète de vagin et d’utérus et la présence d’une tumeur augmentant de volume pendant les périodes menstruelles douloureuses ; on pensa bien alors à un rein déplacé, mais l'existence des phénomènes menstruels en détourna le diagnostic.

L’extirpation de la Lumeur fut pratiquée : malheureusement, il s’agissait d’un rein unique, sain, et la malade mourut.

Nous voyons donc, dans ce cas encore, le rein grâce à son voisinage avec les vaisseaux utéro-ovariens participer aux congestions du bassin et cela au point d'augmenter de volume et de présenter des hémorragies.

Nous pouvons en outre remarquer que, si dans les cas de

Frank, MunoE, DELoRE on n’enregistre pas d’accidents au

cours de la grossesse ou de l’accouchement, Dewis, au contraire note 3 fausses couches et 2 accouchements pénibles chez la même malade, Orrx, un accouchement prématuré. Enfin Doucar Bissezc fut appelé à intervenir à la 31° semaine d'une grossesse, le rein, par sa situation paraissant devoir être cause de dystocie.

En résumé, nous retrouvons pour le rein ectopique sain et mobile, la symptomalogie du rein ectopique sain et fixé compliquée et aggravée par celle du rein mobile non«ongénital” 04

L’examen physique, outre la mobilité, nous permettra de constater les particularités déjà signalées au chapitre précédent pour le rein ectopique fixé. Nous n'insisterons donc pas sur ce sujet.

Il nous paraît cependant nécessaire de faire remarquer, dès maintenant, que la mobilité acquise par le rein dystopique ne sera jamais de grande étendue, en rien comparable à celle du rein, dit flottant. Cela s'explique, par ce fait que le rein est assez solidement retenu par son uretère court, et par ses vaisseaux presque toujours multiples : et s’il est vrai que ceux-ci peuvent se laisser distendre, ils ne s’allongeront jamais que dans des proportions assez restreintes. Comme corollaire de ce qui précède, nous pouvons affirmer que le principal caractère physique du rein ectopique mobile est ce qu’on peut appeler son irréductibilité, c’est-à-dire l'impossibilité qu'il y aura, dans tous les cas, à l’amener à la fosse lombaire.

Nous voyons, en effet que, dans les cas où le rein était le plus mobile (Pozx, Doucaz Bisser, CERNÉ) on fie put presque jamais lui faire dépasser le niveau de la crêle iliaque (une seule fois un travers de doigt au-dessus) (Polk).

De cette constatation on devra tirer des indications opératoires particulières ainsi que nous le verrons plus loin.

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