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s’établira progressivement avec symptômes atténués. [Il pourra d’ailleurs exister ici, comme dans le rein mobile non congénital, hydronéphrose ouverte, avec crises de rétention intermittente, susceptible de persister longtemps sous cette forme ou, au contraire, de se transformer brusquement en hydronéphrose fermée. PHARES
Nous pouvons ajouter que si, dans le cas de rein en situation normale, les grossesses répétées prédisposent à la mobilité du rein par le relâchement général des tissus et l’entéroptose qu’elles peuvent déterminer, dans le cas de rein dystopique surtout dans le cas de rein pelvien, nous voyons l'utérus gravide avoir une action mécanique directe sur le rein, ainsi que nous l’avons déjà expliqué au chapitre précédent.
En outre, dans le cas particulier qui nous occupe, l’utérus gravide pourra lui-même en comprimant directement l’uretère, transformer une hydronéphrose ouverte en hydronéphrose fermée ou même être la cause détermimante primitive de l’hydronéphrose.
Il est à remarquer que la mobilité préexistante du rein pourra beaucoup plus rapidement déterminer la coudure de l'uretère et par suite l’hydronéphrose dans le cas de rein congénitalement eclopié. En effet, dans les cas de rein mobile non congénital, l’uretère peut assez facilement suivre les déplacements du rein grâce à la mobilisation de son trajet lombaire. Il décrira donc des courbures assez étendues grâce auxquelles il conservera sa perméabilité. Nous savons, en effet, que l’étranglement et l’hydronéphrose ne se produisent généralement dans ce cas qu'après formation d’adhérences fixant les sinuosités urétérales.
Au contraire, lorsque le rein dystopique congénital devient mobile, la portion d’uretère qui peut le suivre est toujours minime et quelquefois réduite à rien, l’uretère pelvien ne se mobilisant pas. Nous avons vu, en effet, que l’uretère du rein ectopique est, généralement court, sa portion lombaire
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étant diminuée de longueur et quelquefois totalement absente. La coudure de Furetère à angle plus ou moins aigu sera donc très facile el souvent précoce.
D'autre part, le rein dystopique glissant dans le due conjonctif pelvien sous-péritonéal sera, par son propre poids, entraîné directement en bas, là où il peut trouver de la place, et non sur les côtés où il rencontre les organes pelviens. Dans cette descente,le pédicule du hile, lorsqu'il existe reste d’abord fixe ; le rein décrira donc autour de lui un mouvement de rotation qui tendra à porter son pôle inférieur en avant, et le mouvement sera d’ autant plus accentué que le hile sera situé plus antérieurement à la surface du rein : or nous savons que celte disposition est la plus fréquente. On comprend donc que luretère soit alors obligé de contourner le pôle inférieur du rein sur lequel il repose comme sur un chevalet (disposition que nous voyons décrite dans nombre d'observations anatomiques) ; la portion mobilisable de l’uretère étant minime ainsi que nous venons de l’expliquer,celuicl, comprimé par le pôle inférieur du rein deviendra imperméable, et cela d’autant plus rapidement que la position du rein eclopique sera plus basse. Nous aurons donc affaire dans ce cas à un mécanisme de coudure associée à la compression.
Nous voyons que le mécanisme ci-dessus invoqué est capable de déterminer l’hydronéphrose avec des déplacements du rein de faible étendue. Nous savons d’ailleurs que, même pour le rein primitivement en situation normale, ce n’est pas la grande mobilité, celle du rein, dit flottant, par exemple, qui engendre le plus fréquemment l’hydronéphrose; et Voizor, dans sa thèse, fait justement remarquer que le rein peu mobile qu'on observe plus souvent chez l’homme que chez la femme, est aussi plus souvent hydronéphrotique.
Mais si, dans nombre de cas, la pathogénie de l’hydronéphrose est suffisamment expliquée par la théorie de fa mobilité préexistante du rein, dans un certain nombre de cas au contrâire, nous devons avoir recours à la théorie de Bazy,
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PER PR de l’hydronéphrose par dispositions vicieuses congénitales.
Il est évident que cette théorie sera très souvent applicable dans le cas de rein dystopique qui nous occupe. Car l’anomalie congénitale de situation du rein est très fréquemment, on pourrait dire presque toujours, accompagnée-de dispositions vicieuses du bassinet, de l’urelère, du système circulatoire, ou du hile et souvent du parenchyme rénal lui-même. C’est ce que l'étude anatomique nous a déjà permis de constater. Il faut cependant reconnaître que dans beaucoup de cas les malformations congénilales ne pourront pas à elles seules provoquer l’hydronéphrose, et il sera nécessaire que la mobilité du rein inltervienne.
Dans notre explicalion précédente, nous avons déjà expliqué le mécanisme de la compression de l’uretère par le pôle inférieur du rein lui-même. Il est certain que, dans des cas semblables, les deux. théories pathogéniques de l’hydronéphrose doivent s'associer. Dans le cas de Scawarrz, par exempile, il semble bien qu’il en ait été ainsi. Il s'agissait d’une femme de 20 ans, qui avait subitement ressenti une vive douleur dans le flanc droit, et constaté la formation rapide d'une tumeur à ce niveau, tumeur qui depuis un an n'avait pas changé de volume. L'opération montra que le hile du rein ectopique étant’ situé très haut, l’uretère, qui en partait, se réfléchissait sur le pôle inférieur de la tumeur auquel il était adhérent : cet uretère n'était d’ailleurs pas oblitéré :
De même, dans le cas de Mc. BurNey, où nous assistons à un début brusque avec violente crise douloureuse et où l’opération fit constater que l’uretère était accolé à la face anté- . rieure du rein, entre lui et la paroi abdominale.
Cravannaz, chez une femme de 52 ans,ayanteu deux enfants, observe également la formation d’une hydronéphrose par compression de l’uretère, l'agent de compression étant le rein lui-même,
Il est cependant des hydronéphroses que la congénitalité seule doit expliquer. Dans le cas ‘de Fossarr, il s'agissait