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d’une hydronéphrose évoluant depuis longtemps et ne manifestant sa présence que par quelques accès de coliques qui furent attribuées à des vers intestinaux. Une crise très violente, avec perte de connaissance, survenue à la suite d’uné chute, détermina l’examen qui fit constater une tumeur hypogasirique volumineuse, fluctuante ; une ponction ramena un liquide sanglant. Le malade mourut, et l’autopsie montra une poche volumineuse eontenant 1 litre d'urine sanglante, et qui n'était autre que le bassinet dilaté; à la périphérie se trouvait le parenchyme rénal divisé en quatre lobes isolés ; de chaque lobe partait un uretère peu dilaté qui allait s’aboucher dans la poche. Il y avait donc dans ce cas, hydronéphrose dans un bassinet ramifié, et son origine congénitale n’est pas douteuse. La chute n’était intervenue que comme épiphénomène compliquant une affeclion déjà existante.
Dans d’autres cas, nous voyons l’hydronéphrose se former au-dessus de valvules ou de rétrécissements non inflammatoires de l’uretère; ces retrécissements résultant vraisemblablement de la persistance et de l’exagération de l'étroitesse des isthmes séparant les fuseaux de l’uretère primitif. C'est ce que nous pouvons constater dans le cas de Munro,où le bassinet et parlie de l’uretère étaient dilatés au-dessus d'un
« rétrécissement brusque non inflammatoire de ce dernier conduit. Comment également ne pas penser à une hydronéphrose par disposition vicieuse congémitale dans le cas de Marues,où l’uretère suivait un trajet horizontal à la base du parametrium, le rein étant inclus dans le ligament large! Comment ne pas penser encore à la congénitalité dans le cas de FocieR, qui fait mention d’une l’hydronéphrose évoluant déjà depuis plus d’un an avec crises douloureuses chez une enfant de 4 ans.
Nous savons,enfin, que les dispositions vicieuses des artères du rein pourront déterminer l’hydronéphrose par coudure de l’uretère. Il semble bien qu’il en ait été ainsi dans le cas de Bérar», où la poche hydronéphrotique était bridée par des vaisseaux en plusieurs endroits au point d’avoir pris un
aspect lobulé. Nous ne pouvons pas citer d’autres cas reconnaissant cette pathogénie ; car malheureusement, dans presque toutes les observations, il n'est pas fait mention des dispositions vasculaires.
Il est cependant très vraisemblable d'admettre que très souvent les anomalies artérielles interviennent dans la genèse de l’hydronéphrose du rein dystopique. L'étude anatomique nous a en effet démontré que les vaisseaux, surtout dans les cas de reins pelviens sont presque toujours multiples, venant de différentes sources, et qu’ils peuvent aborder le rein ectopique en tous les points de son parenchyme.
Nous pouvons encore signaler parmi les dispositions vicieuses congénilales possibles, prédisposant à la formation de l’hydronéphrose, la situation du hije et de l’origine de l’uretère à la partie supérieure du rein, celte disposition favorisant la stagnation de l’urine dans les calices inférieurs. Nous n’en avons cependant pas recueilli d'observations.
Enfin, ainsi que nous l’avons dit, l’hydronéphrose peut se former au-dessus d’un rétrécissement inflammatoire de l’uretère, d'un corps étranger, caillot, calcul.
Buss signale des foyers de sclérose de l’uretère, Van Srockum des calculs de ce conduit. Ricurer observe le début d’une hydronéphrose après traumatisme ayant déterminé des hémors ragies rénales, SHAUERTE, GRASER, signalent des hématuries. Mais ces dernières observations ne sont pas suffisamment explicites et il n’est pas démontré que, dans ces cas, l’hydronéphrose ait été déterminée par l’arrêt de caillots dans l’uretère.
On peut ajouter que la compression de l’uretère peut être produite par des tumeurs voisines, par la propagation d’une affection cancéreuse, el surtout par l'utérus gravide. Le seul cas de ce genre que nous ayons recueilli (ManGiaGaLLT) reconnaît ce dernier mécanisme, .
Peut-être encore, peut-on admettre que dans certains cas, l’étranglement d’une hydronéphrose jusque-là ouverte sera
facilité par la constipalion opiniâtre dilatant à l’excès l'ampoule reclale.
Nous devons, en dernier lieu, faire remarquer que, dans tous les cas, et surtout dans le cas de rein pelvien, l’hydronéphrose se développe vers le haut pour gagner le grand bassin et souvent venir se mettre en contact immédiat avec la paroi abdominale antérieure (Scawarrz). Cette constatation a, ainsi que nous le verrons, une grande importance pratique au point de vue du diagnostic.
Si nous passons maintenant à l'étude des symplômes, nous les trouvons à peu de chose près identiques à ceux signalés dans lhydronéphrose du rein non congénitalement ecto- Pié. |
Nous voyons, tout d’abord, qu’ils peuvent faire totalement défaut ou être tellement vagues, qu’ils passent inaperçus ou sont attribués à des causes banales. L’hydronéphrose peut ainsi rester insoupçonnée pendant des années et ne constituer qu'une trouvaille d’autopsie. (0 bs. anatomiquesde Navman, WaATsON, HERBET, CHRÉTIEN, CANTON, elc.)
D'autres fois, l’hydronéphrose jusque-là indolente se révélera à l'occasion d’un traumatisme (Fossari), d’une grossesse (ManGiAGaLci). Jusqu'à ce moment elle n’aura provoqué que des douleurs à date de début imprécise, douleurs survenant par crises, quelquefois localisées, mais le plus souvent vagues, irradiées dans tous les sens, surtout vers les membres inférieurs et les lombes. Parfois les malades se seront aperçu de l’augmentation de volume de leur abdomen, ou auront pu sentir dans le flanc ou à l’hypogastre une tumeur, généralement indolente à la palpation.
En même temps on pourra noter des sensations de tiraillement ou de pesanteur dans l’abdomen. Des troubles urinaires pourront exister sous la forme d’oligurie accompagnant les crises douloureuses et l'augmentation de volume de la tumeur : cette oligurie sera suivie de débâcle polyurique coïncidant avec la diminution de volume de la poche h; dronéphrotique.
Girard (