‹ De L'Ectopie Simple Congénitale du ReinChapitre 46 sur 92 · ESS · texte numérisé non relu

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} { & ) inal inilale : Si il est bien certain que eclopie rénale congénitale : sinon, 11 est bien certain q

dans beaucoup de cas on ne songera pas à mettre en œuvre des moyens d'exploration dont l’utilisation pourra paraître superflue devant l'apparente évidence de certains diagnostics. |

D'autre part, il faudra attacher une grande importance diagnostique à la présence d'anomalies concomitantes des organes génilaux qui, nous l’avons vu, accompagnent souvent l’ectopie du rein.

Nous ne ferons que mentionner, sans y insister, le diagnosic symplomalique. Dans les chapitres précédents nous avons étudié celte question des symptômes, et nous avons vu que, d’une façon générale, et sauf dans les cas de reins pathologiques avec troubles rénaux nets, la symptomatologie était très trompeuse et n’offrait aucun signe vraiment palthognomonique de l’ectopie rénale congénitale.

L'examen physique sera susceptible de nous fournir quelques renseignements de valeur.

Tout d’abord, l’inspection ne nous renseignera que peu. Quelquefois cependant on pourra constater une lègère voussure de la paroi abdominale dans la région hypogastrique ou dans le flanc droit (Cerné, Newman), voussure évidemment plus netle dans les cas de tumeur rénale ou d'hydronéphrose (Scnwarrz) ; à ce niveau, la peau conservera généralementson aspect normal, sans dilatations veineuses. D’autres fois, très exceptionnellement,le rein faisant saillie au plancher pelvien (STRÜBE) on pourra remarquer une voussure à cet endroil. L’inspection nous révélera donc, et dans quelques cas seulement, l'existence d’une tumeur. ,

Il en sera de même de la percussion. On sait qu’habituellement le rein lui-même ou ses tumeurs, lorsqu'elles n’ont pas atteint un trop grand volume, sont masqués en avant par une zone de sonorité {ympanique, correspondant à la présence du côlon et des anses intestinales interposées. Dans le cas de

rein dystopique sain et fixé, la pércussion antérieure ne don-

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nera que de très vagues renseignements, le rein élant généralement profondément situé en arrière du paquet intestinal. Nous ne parlons pas de la percussion postérieure, celle-ci ne pouvant renseigner que dans le cas de reins lombaires bas qui sont, nous le savons, les moins fréquemment rencontrés, Si le rein est mobile ou s’il est augmenté de volume le signe de la sonorité antérieure n’aura plus aucune valeur. Il pourra, en effet, se mettre en Rontact plus où moins direct avec la paroi abdominale antérieure, au niveau de la région iliaque (CERNÉ, Porr, etc.) ou de la région hypogastrique (Decorr, GrûBE, elc.).

Les signes donnés par la percussion varieront alors suivant la siluation et le volume du rein ou de la tumeur rénale, suivant la nature de cette dernière.

Tantôt 1} y aura sonorité antérieure complète ; tantôt au contraire 1l y aura submatité ou même matité, celle-ci pouvant être incomplète avec zones de sonorité se répartissant suivant des modalités diverses, mais le plus souvent affectant une disposition en croissant ouvert vers le bas. Il est d’ailleurs à remarquer que la percussion nous donnera des signes analogues dans la plupart des cas de tumeur du bassin. Et qui. plus est, les renseignements mêmes que nous fournira la percussion ne pourront qu'égarer le diagnostic dans cerlains cas. Nous avons vu,en effet,que certaines hydronéphroses développées dans des reins pelviens, ont fourni à la percussion des signes identiques à ceux des tumeurs volumineuses de lovaire, les kystes en particulier.

En résumé, la percussion permettra de constater l'existence d'une tumeur et quelquefois d’en déterminer le volume et la consistance solide ou flucluante.

Nous pouvons ajouter que la phonendoscopie (Brancui) pourra aider à la délimitation des contours de la tumeur et faire percevoir quelquefois en un point les battements artériels du pédicule rénal lorsqu'il existe. Mais ici encore, il y a tellement de causes d'erreur, ne serait-ce que celles dues à

la présence de l’aorte et des gros vaisseaux pelviens, que nous ne pensons pas devoir insister sur un procédé d’une utilité pratique aussi contestable dans le cas qui nous occupe.

Avec la palpalion, nous commençons à obtenir quelques renseignements précis. .

Nous éliminerons tout de suite la palpalion simple qui ne pourra que nous déceler l’existence d’une tumeur, douloureuse ou non, etnous renseignera de façon peu précise sur sa consistance.

La palpalion bimanuelle, par le procédé de Guxon ou d’Is- RAËL,ne sera utilisable que dans le cas de rein lombaire bas ou ilio-lombaire ; elle nous renseignera, assez nettement sur la siluation, la consistance et la forme de la tumeur, qu'on trouvera plus ou moins irrégulière, ne rappelant généralement que peu les contours du rein normal, et souvent bosselée avec sillons quelquefois très nets. Dans certains cas, le caractère ferme et rénitent de la tumeur sera assez particuculier pour faire penser au rein.

Enfin on se rendra généralement compte que cette tumeur est indépendante de la masse intestinale, appliquée à la paroi postérieure ou latérale de l'abdomen ou du bassin : quelquefois on la sentira incluse dans le mésentère et un peu mobilisable avec lui, simulant un kyste de cet organe.

Il y aura lieu de rechercher également le ballottement rénal (Guyon) ; mais nous devons dire tout de suite que, dans toutes les observations de rein dystopique que nous rapportons, il n’en est pas une seule fois fait mention, et que DE- LORE qui est le seul à l’avoir recherché n’a pas pu le provoquer: il est vrai que dans ce cas le rein était ilio-pelvien. Il est néanmoins vraisemblable que le ballottement pourra exister dans les cas de reins lombaires bas, ou iliaques hauts et sa constatation aura une certaine valeur.

La palpalion combinée au toucher rectal ou vaginal sera bien plus démonstrative et presque toujours utilisable, puisque nous savons que dans la très grosse majorité des cas,

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,€n clinique, on rencontre des reins dystopiques bas situés, le plus fréquemment pelviens.

Lorsqu'on aura affaire à un rein sain, on sentira une tumeur de consistance généralement ferme, réñitente, quelquefois un peu molle, de grosseur variable, dépassant rarement le volume d’une orange de taille moyenne, mais parfois beaucoup plus petile. Cette tumeur sera presque toujours de forme irrégulière, ou ovale, arrondie, ou quadrilatère, le plus souvent aplatie d’avant en arrière : dans quelques rares cas, on la signale cependant comme ayant conservé la forme d’un rein. Sa suriace sera lisse ou, au contraire et bien plus souvent, lobulée ou bosselée : on y pourra constater la présence de sillons plus ou moins accentués. Quelquefois, le doigt rencontrera sur un de ses bords une scissure nette (Dewis) ou, en un point quelconque, le plus fréquemment à la face antérieure, une dépression en forme de fosselte correspondant au hile (Werra). A ce niveau on pourra percevoir et même quelquefois saisir entre les doigts un cordon pulsatile (Cou, Runce, Hürer), correspondant au pédicule rénal. D’autres fois, on ne trouvera pas de. pédicule, mais on pourra sentir abordant le rein en un point quelconque de sa surface un vaisseau quelquefois volumineux (une grosse arlère à la partie supérieure dans le cas de MüLERHEIM).

Mais il ne faut pas oublier dans cette recherche que les gros vaisseaux pelviens, les vaisseaux utéro-ovariens sont très voisins, et que l’aorte elle-même peut transmettre, directement ses battements au pôle supérieur du rein qui se trouve souvent dans la bifurcation de cette artère. On ne devra donc conclure à l’existence de pédicule vasculaire abordant la tumeur, que lorsqu'on aura pu saisir celui-ci entre les doigts, ou lorsque la mobilisation de cette tumeur n'aura pas fait cesser les battements artériels perçus. On pourra se rendre compte également de la situation de la tumeur, qu’on atteindra,le plus souvent, dans le cul-de-sac de Douglas (Orrx, Munpe, elc.), ou sur le côlé de l’utérus, par

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