‹ De L'Ectopie Simple Congénitale du ReinChapitre 75 sur 92 · SALE · texte numérisé non relu

SALE

ou de percuter le rein ; cependant, ce résultat négatif n’implique pas nécessairement l'absence du rein.

Pour éclairer le diagnostic,on eut recours au caléthérisme de l’'uretère et l’on trouva ainsi que, dans le cas présent, l’urelére droit mesurait 10 centimètres de moins que l’urelère gauche. Le catéthérisme et la mensuration de l’uretère n’ont pas encore acquis une grande valeur au point de vue de la dystopie rénale; mais cette épreuve, dans les cas difficiles, peut rendre des servi= — ces et permettre le diagnostic différentiel entre les tumeurs siégeant dans le petit bassin et un rein en ectopie congénitale.

Olshausen (Discussion sur le cas de Müllerheim). — J'ai examiné la jeune fille et je ne doute pas un seul instant qu’il ne s’agisse du rein droit. Ordinairement, c'est le rein gauche qui est anormalement situé dans le bassin. Autant qu’il m'en souvienne, sur quatre cas observés, j'ai trouvé une fois le rein droit et trous fois le rein gauche en position pelvienne ; la situation de cet organe est très caractéristique : dans tous les cas existant dans la littérature médicale, et dans ceux que j'ai observés moi-même, le rein est totalement situé dans le petit bassin, de sorte que l’on peut dire qu'il recouvre la grande échancrure sciatique et qu’il est facilement palpable par le vagin. Ici, où l'examen ne peut être fait que par le rectum, il occupe tout au moins la moitié supérieure du petit bassin ; il se trouve en avant du segment postérieur de la ligne innominée droite et on peut très bien le sentir par la palpation externe ; aussi lorsque l’on déprime la paroi abdominale on le sent nettement en haut et en bas. Dans le cas particulier qui nous occupe, il n’existe pas d’utérus ou bien il n’y en a qu’un petit rudiment : utérus et vagin font complètement défaut, ou bien ils n’existent qu'à l'état rudimentaire. Au sujet du vagin, je ne partage pas l’opinion de M. Müllerheim et j'estime qu’il n’est pas prudent de vouloir, dans le mince tissu conjonctif qui sépare le rectum de là vessie établir un vagin ; c’est là une mauvaise chose, qui peut n'avoir aucun résultat pratique et qui rend. toujours possible le

danger d’une fistulisation.

Oss. 43. — David Ne nn (1898). — Déplacement fixé du rein droit au-dessus du ligament de Poupart, simulant un abcès pérityphlique. Opération.

Malade admis à la Glasgow royal Infirmay le 2 novembre 1894, avec douleurs dans la région iliaque droite.

Les premières douleurs datent de septembre 1890, se faisant sentir dans la région dorsale inférieure.

Ces douleurs intermittentes n’empêchèrent pas le travail jusqu’à l'hiver de 1893, époque à laquelle les douleurs intolérables forcèrent le malade à s’aliter pendant plus d’un mois. Les dou” leurs se firent sentir dans l’abdomen et pendant six mois, le malade ne put marcher qu'avec deux cannes. Environ sept mois avant l'entrée à l'hôpital, on peut noter une enflure de l’abdomen.

A l'examen, on note une légère voussure de la région iliaque droite de l'abdomen et de la région lombaire inférieure produite par une {fumeur arrondie sentie par la palpation bimanuelle d'avant en arrière. Sonorilé à la percussion, mais qui n’est pas en rapport avec l’idée qu’on se faisait des dimensions de la tumeur par la palpation. On trouve de la matilé dans une aire d'environ deux pouces de longueur parallèlement au ligament de Poupart.

Opération. — Incision de la paroi abdominale ; aussitôt que les muscles furent sectionnés, la sensation de flucluation disparut. \

L’incision fut élargie et l’on se trouva en présence d’une tumeur d'aspect arrondi à hile distinct, tourné en haut et en dedans, de consistance semi-élastique, mais ferme, ce qui fit aussitôt penser à un rein déplacé.

La capsule adipeuse très épaisse disséquée,le rein fut exposé. Il était complètement ëmmobile et n’offrait ni augmentation de volume, nt hydronéphrose, ni déformation. On ne put se rendre un compte exact de la situation de l’uretère.

Cicatrisation en quelques jours, après lesquels la sensalion de

fluctualion reparut, aussi trompeuse qu'auparavant.

Os. 44. — David Newmann (1898). — Le rein gauche fut trouvé déplacé en bas et en avant chez un malade sur lequel on pratiqua une cœliotomie lombaire.

En faisant l’incision du bord inférieur des côtes à gauche, jusqu’à un point situé à environ un demi-pouce en arrière du milieu d> la crôte iliaque, on vit se présenter d’elle-même l'extrémilé supérieure du rein gauche, dans la partie tout à fait infémeure de cette incision.

Pas de déformation du rein ni de mobilité.

La surface du rein était légèrement lobulée.

Substance corlicale normale.

Ons. 45. — Gh. Noble (1898). — Rapporte un cas d’eclopie pelvienne du rein. Le rein était situé au niveau de la symphyse sacro-iliaque. Il pense que l'opération césarienne n’offrait pas plus de dangers que la néphrectomie et permettait la conservation d’un organe important.

Os. 46. — Philander A. Harris (de Paterson) (1898). — A opéré une femme, chez laquelle le rein gauche fut trouvé dans le bassin, On avait diagnostiqué une lumeur polykystique.

Oss. #7. — J. F. Baldwin (de Columbus (Ohio) (1899). — Kyste dans un rein sarcomaleux et congénitalement déplacé (rétro-rectal).

Femme âgée de 60 ans, vient consulter le 2 janvier 1899. Mère de cinq enfants, le plus jeune âgé de 18 ans. Accouchements normaux. Jamais d'avorlements. État général bon. Selles pénibles par suite de la présence d’une tumeur. Urines normales, mais l’urination n’est possible que par le cathétérisme. La malade s’aperçut de quelque chose d’anormal du côté du bassin à la fin d'octobre 1898. À ce moment, douleur vive dans le bassin en soulevant un panier. Peu de renseignements sur l’évolution. La malade a considérablement maigri dans les dernières semaines et éprouve des douleurs dans les jambes.

. À l'examen, large masse lisse, remplissant le cul-de-sac de

Douglas repoussant l’utérus hors d’atteinte, et pressant tout à

ste

fait contre le pubis, à tel point que le passage de l’urine en est obstrué. On peut cependant introduire un doigt entre la tumeur et le pubis. L’examen rectal montre que le rectum est en ar rière de la tumeur et aplati par elle. La tumeur est fixe et nettement kystique.

Diagnostic : Kyste de l'ovaire incarcéré dans le bassin.

Opération le 4 janvier. Essai d'ouverture du kyste par le vagin. On trouva que le rectum, qui, en bas, paraissait complètement en arrière de la tumeur, était à la partie supérieure en avant du kyste. Le rectum fut alors libéré de ses adhérences avec les doigts, mais, à un moment, l'intestin fut déchiré. L'abdomen fut alors ouvert. On se rendit compte que la tumeur était un kyste remplissant la partie postérieure du bassin, en arrière du rectum et du péritoine pelvien, L’utérus et les ovaires sont normaux.

Les tissus étaient tellement vascularisés qu’il nous a semblé plus prudent d’intervenir à nouveau par le vagin. Le kyste fat ponclionné par cette voie et il en sortit un liquide jaune paille, ressemblant à de l’urine Après tentative d'énucléation de la poche par le vagin, tentative infructucuse à cause des adhérences trop solides, on intervint à nouveau par l'abdomen. Jncision du péritoine postérieur et énucléalion de la partie supérieure de la tumeur. Les adhérences les plus solides étaient dans la réoion du sacrum, et très vascularisées, ce qui explique lhémorragie abondante qui se produisit. Ablation totale de la tumeur, hémostase par tamponnement à la gaze par le vagin. Suture du péritoine et de l'abdomen. Suites normales.

La malade était en bonne santé le 15 septembre 1899 et vaquait à ses occupations habituelles. La perforation rectale, ayant été minime, ne fut la cause d'aucune complication. Pas de troubles rénaux. Urines : environ 1.140 grammes par jour.

L'examen de la pièce enlevée, montra qu'il s'agissait d’un rein sarcomateux compliqué d’hydronéphrose. Bien que le sarcome parût avoir transformé toute la structure du rein, de telle sorte que l'examen mieroscopique pouvait être fenu pour dou-

teux, l’examen de la malade au moyen de l’appareil de Harris, montra qu’il n’y avait aucune sécrélion urinaire du côté du rein gauche, tandis qu’une quantité normale d’urine venait du côté droit.

Oss. 48, — Buss (1899). — Jeune fille de 27 ans qui est née avec un bec de lièvre et une gueule de loup. Pas encore réglée Toutes les quatres semaines douleurs abdominales depuis quelque temps. Par examen sous narcose on peut établir que le vagin manque totalement.

Dans le petit bassin, on sentait en haut une fumeur du volume du poing et assez élastique considérée comme un hématomètre. Pour empêcher le flux menstruel, onrésolut de faire l’extirpation des ovaires. À la laparotomue, l'ovaire gauche fut bien trouvé et enlevé, mais on ne trouva pas l’ovaire droit. Par contre, on tomba là sur la tumeur qui remplissait la concavité du sacrum. Le tissu recouvrant la tumeur et qu’on pensait être le ligament large fut incisé, Alors apparut un sac flasque qui était recouvert de taches sanguines noirâtres. Celles-ci furent enlevées et ensuite on extirpa la tumeur : après ligature des vaisseaux venant d’en haut, on sentit un cordon épais se dirigeant en bas. C’est alors seulement que l’on pensa à un rein déplacé. Mais comme les vaisseaux étaient déjà coupés, il fallait bien enlever la tumeur. On reconnut alors qu’en effet, il s'agissait d’un rein anormalement situé. Il avait une forme aplatie circulaire et présentait une lobulation fœtale. Il se composait d’une partie très hypertrophiée et d’une autre ayant subi l'atrophie granuleuse.

Le bassinet est partiellement fortement dilaté.

Au microscope, on trouve de la dégénérescence graisseuse, et çà et là des foyers de sclérose. La muqueuse du bassinet et de l’uretère est parsemée de nombreuses petites hémorragies. La malade mourut d’urémie sept jours après l’opération.

A l’autopsie, on constata que l'utérus, le vagin, l'ovaire droit, le rein droit et son urelère manquaient. L’uretère qauche était fortement dilate.

Oss. 49. — Frank (1899). — Femme de 30 ans, qui a déjà eu huit grossesses normales. Menstrualions irrégulières et profuses. Depuis trois ans, douleurs sous forme de crampes dans le bas-ventre et principalement du côté gauche. Les douleurs étaient augmentées par le coït et par les efforts. Le corps de l'utérus est de volume normal, mais il est réfroversé à droite, et il n’est pas possible: d’en faire la réduction totale.

A gauche, devant l'articulation sacro-iliaque, on sent une tumeur plus grosse que le poing, dure, peu mobile, sensible à la pression et qui dépasse la ligne médiane. On peut sentir sur la tumeur plusieurs sillons. Diagnostic : tumeur annexielle. Après un traitement résolutif, suivi de succès, on fit la laparotomie. L’utérus était adhérent au rectum. Les annexes droites étaient aussi un peu adhérentes, mais cependant normales. Pas d'annexes à gauche. La fumeur du côté gauche était située derrière le méso de l’S iliaque et un peu mobile. On incise le péritoine pariétal et on met à nu la paroi antérieure de la tumeur. Celle-ci est alors reconnue pour un rein.Le hile regarde en haut et en dehors. L'uretère chemine sur la paroi antérieure. Le rein est alors libéré et on le trouve sur son axe, de telle sorte que le hile regarde vers la ligne médiane. Il est alors repoussé en haut sous le péritoine, et fixé à la paroi latérale du ventre, de telle sorte qu’il siège tout entier au-dessus du petit bassin. Ventrofixation de l’utérus. Guérison.

Oss. 50. — Gubarew (1899). — A observé un cas de rein s'étendant jusqu’à la ligne innominée, qui simulait une {umeur des annexes qauches.

A l'opération on ne put pas refouler le rein vers le haut, et on se contenta de le fixer à la paroi abdominale.

Oss. 51. — Ludwig (1899). — Jeune fille, couchée depuis longtemps pour des douleurs avec exacerbalions paroxæystiques dans le ventre. Gonorrhée. Une fumeur sentie derrière l’utérus profondément dans le petit bassin fut, en conséquence, considérée comme une fumeur anneætelle inflammatoire.

Laparotomie.— On découvrit, au contraire, que l’utérus el les

annexes étaient normaux et que la tumeur était située derrière le péritoine, Il fut facile d’en pratiquer l’énucléation. La guérison se fit sans incidents.

La {fumeur extirpée élait un rein extrémement, déformé, les pôles étaient à peine indiqués et c’est tout au plus si l’on pouvait reconnaître un hile.

Oss. 52.-— Schwartz (1899).— « La malade est une jeune fille de 20 ans, entrée dans mon service le 26 mai 1898. Elle est bien bâtie, élancée, pâle, amaigrie par les souffrances, présentant au premier abord l’habitus d’une bacillaire. Elle n’est plus réglée depuis quelque mois.Ses antécédents héréditaires ne sont pas brillants. Son père a succombé à un carcinome de l’estomac. Sa mère est morte de tuberculose pulmonaire : elle a un frère de 23 ans bien portant. Ses antécédents personnels sont les suivants : elle a eu une pleurésie droite il y a cinq ans, et a continué à tousser un peu depuis, surtout l'hiver dernier. En janvier 1897, elle a eu une hématémèse à la suite de douleurs épigastriques, puis du melœna. Elle fut mise au régime lacté, et soignée pour un ulcère gastrique. [1 y a un an, en avril 1899, elle à été prise d’une douleur très vive dans le flanc droit, et rapidement est apparue la fumeur qui existe actuellement et qui a gardé à peu près son volume initial. Jamais elle n'a eu d’hémalurie, jamais de paroxysme douloureux pour uriner, aucun trouble des urines. Elle ressent depuis une douleur continue à droite qui s’exaspère surtout par la fatigue : de plus, ses urines diminuent de quantité, elle ne mange pas et s’affaiblit de plus en plus. La paroi abdominale découverte paraît soulevée à droite et au-dessus de l’arcade crurale, sur une ligne réunissant l’ombilic à l'épine iliaque antéro-supérieure, par une voussure sans changement de couleur de la peau, sans dilatation veineuse. La palpation délimite une {umeur liquide, du volume d’une petite tête de fœtus, globuleuse, cependant un peu plus large que haute : elle est nettement fluctuante, un peu mobile transversalement, mais non verticalement : il est ëmpossthle de la réduire.

Le palper bimanuel permet de la saisir entre la main lombaire

"a PAU CT VAS

et la main abdominale, et de la mobiliser d’arrière en avant, Elle est mate à la percussion partoul, sans zone de sonorité limitée nulle part. La palpation de la région lombaire droite ne permet. pas de sentir le rein droit à sa place normale. Tous ces signes nous firent penser qu’il s'agissait peut-être d’une ectopie rénale, avec hydronéphrose ou pyonéphrose tuberculeuse. L'examen de la sécrétion urinaire nous montre une oligurte persistante. La quantité d'urine en vingt-quatre heures n’est pas de 500 centimètres cubes, contenant de 10 à 15 grammes d’urée : il n’y a pas d’albumine, pas trace de pus. L’absence de pus est plutôt en faveur d’une hydronéphrose dans un rein en ectopie. Les deux Jours qui précèdent l’intervention, l’état général périclite encore : la quantité d’urine émise descend à 300 grammes et même à 250 grammes. Devant cette tumeur liquide peu mobile, nullement réductihle et qui a toujours progressé, notre plan opératoire fut le suivant : laparolomie antérieure latérale le long du bord externe du grand droit à droite : par cette incision explorer le rein gauche:s1 celui-ci est trouvé normal, ablation de la poche hydronéphrotique, surtout si le tissu rénal est très altéré. Si le rein gauche paraît lui-même malade, attirer la poche à la plaie abdominale et la drainer après incision, après s'être assuré de la perméabilité uretérale, si toutefois il s’agit d’une dilatation sacciforme du bassinet et des calices. | Opération le 2 juin 1898. Chloroformisation. Laparotomie latérale droite. On examine aussitôt le rein gauche qui paraît absolument normal, peut-être un peu augmenté de volume. Les anses intestinales étant refoulées, le côlon descendant et le cœcum repoussés à droite, on constate nettement que la tumeur est recouverte par le feuillet postérieur du péritoine, que c’est le rein droit placé transversalement, le hile presque en haut, l'urelère venant se réfléchir presque à angle droit et se souder sur le pôle inférieur de la tumeur :il est tout à fait impossible de la mobiliser vers le haut, elle se déplace un peu latéralement. Ponction avec un trocart, et issue de 580 grammes de liquide

clair, légèrement teinté, limpide. Décortication de la poche qui

est mince en bas, un peu plus épaisse en haut : on arrive sur le pédicule formé par l’urelère et les vaisseaux rénaux. Ces derniers sont coupés après placement d’une forte ligature double. L'uretère est suivi très bas, et, après ligature, sectionné au thermocautère. La loge dans laquelle se trouvait lerein est refermée, et une petite mèche de gaze iodoformée en part pour sorür par la partie inférieure de la plaie abdominale. Suture de la paroi à trois plans. Les suites ont été absolument normales.

Ce qu’il y a de plus remarquable, c'est, à partir de la néphrectomie transpéritonéale, la courbe de la quantité des urines en vingt-quatre heures. Dès le soir du premier Jour, elles étaient de 750 centimètres cubes, et restent à ce taux pendant les sept premiers jours pour aller ensuite à 1.000 et 1.100 centimètres cubes le huitième jour et le dixième. Elles sont de 1.200 à 1.300 grammes, taux normal des urines en vingt-quatre heures, à la sortie de la malade. La pièce enlevée a été examinée : il s’agit bien d’une hydronéphrose avec urelère perméable, lorsqu’il a été découdé:le hbassinet est très dilaté, les calices le sont aussi. [1 n’y a presque plus de substance rénale à la partie inférieure : le pôle supérieur, comme le démontrent les préparations qu’à bien voulu faire M. le professeur Cornil, contient encore en abondance du tissu rénal pouvant sécréter en assez grände quantité.

Oss. 53 -— Brooks (1900). — Femme de 28 ans. Un enfant.

Au troisième mois de sa seconde grossesse, elle a été prise de douleurs, sous forme de crampes dans la région iléo-cœcale. Auparavant, elle avait toujours été bien portante. Pas de fièvre actuellement. |

L’urine était un peu albumineuse et contenait quelques globules rouges.

À l'examen gynécologique, signes de grossesse. À droile on trouve une fumeur qui fut considérée, soit comme un kyste de l'ovaire, soit comme un pyosalpinx. La malade tomba bientôt dans le coma et mourut en quelques jours d’urémie.

, « & , Ne . .

A l’aulopsie, on trouva une grossesse gémellaire au troisième

mois, Le rein gauche était enflammé d’une façon aiguë avec hémorragies. Le rein droit était situé dans le petit bassin et était comprimé et {ordu par l'utérus augmenté de volume, de telle sorte que l'apport du sang était supprimé. Le tissu rénal était très anémié. Il y avait deux artères rénales, L'une naissait de l'aorte, immédiatement au-dessus de la bifurcation : l’autre de la sacrée moyenne, La dystopie rénale était donc ici vraisemblablement la cause de la mort. \

O8s. 54. — X. Delore (In thèse Nurdin 1900). — M. B.…., lingère, entrait le 22 janvier 1899 dans le service de M. le professeur Poncet. Elle était âgée de 40 ans, avait eu un enfant à l’âge de 25 ans. Ses antécédents étaient les suivants : à l’âge de 17 ans, elle s'était aperçue de l’existence, dans la fosse iliaque droite, d’une fumeur qui, à certaines intervalles, après les journées de fatigues surtout, déterminait quelques douleurs irradiées dans les membres inférieurs surtout à droite. Cette tumeur, qui. disparaissait par moments, n'avait pas attiré son attention autrement que par ces quelques phénomènes douloureux pendant douze ou quinze ans, c'est-à-dire jusqu’à l’âge de 35 ans environ. Ses renseignements sont, du reste, assez vagues au sujet des antécédents lointains.

A cette époque, il y a quatre ou cinq ans, les douleurs devinrent plus vives. La malade fut obligée de garder le lit pour: ce motif. Elles avaient le caractère des coliques néphréliques avec irradiations dansles organes génitaux externes, s’accompagnaient d'augmentation de volume de la fumeur et étaient suivies, paraît-il, de l'émission d’une quantité d’urine au-dessus de la normale, de que pendant la crise, il existait plutôt une diminution dans la quantité des urines émises. La tumeur paraissait, du reste,rapprochée de la ligne médiane, située sur le côté droit et un peu au-dessous de l’ombilic : sa mobilité était peu appréciable. Dans les deux dernières années, l’état général de la malade devint plus mauvais, tout travail avait été interrompu, en raison des douleurs. À deux ou trois reprises différentes elle

avait vomi du sang. Comme elle était arrivée à un degré avancé

de cachexie, en raison, d’autre part, des hémalémèéses, de la constatation d’une tumeur péri-ombilicale, de Pabsence d’héma-, turies et de signes évidents de tumeur rénale, on avait pu agiter, entre autre diagnostic, celui de cancer de l'estomac propagé à l’épiploon.

Au moment de son entrée, on constatait une tumeur arrondie du volume de deux poings, un peu au-dessous et à droite de l’ombilic. Cette tumeur qui paraissait intra-abdominale n’était pas mobile, ne donnait pas le signe de ballotement rénal. Elle faisait en avant une forte saillie à la façon des fibromes de la paroi abdominale. On sentait son extrémité inférieure par le toucher vaginal. La quantité des urines était de 800 grammes par vingt-quatre heures, sans albumine. La malade était très amaigrie, très cachectique, et réclamait à tout prix une opération pour soulager ses douleurs. On pensa à un rein flottant, mais le diagnostic restant discutable on se proposa, tout d'abord, de l’éclaircir par une laparotomie exploratrioe.

27 janvier 1899. — Incision abdominale de 6 ou 8 centimètres sur la partie saillante de la tumeur (bord externe du muscle droit). M. Delore reconnaît qu’il s’agit d’une tumeur rénale, siégeant dans la fosse iliaque. L’incision est aussitôt refermée. On pratique alors l’incision de la néphrectomie parapéritonéale. La face antérieure du rein est mise à nu. On constate que le pédicule vasculaire vient du détroit supérieur du bassin, sans qu’il soit possible de préciser exactement s'il prend son origine de l’aorte lombaire, dans sa partie inférieure ou d’une des artères iliaques. [l existe aussi un second pédicule externe qui traverse en diagonale la face antérieure du rein, se dirigeant vers l’épine illaque antéro-supérieure. Cette disposition empêche la mobilisalion. complète de la glande, dont le parenchyme a toutes les apparences d’un {issu normal. Le décollement permet néanmoins de remonter ie pôle supérieur du rein Jusqu'à la crête iliaque où on le fixe par deux fils de catgut passés dans la plaie de la région lombaire. Auparavent le ile du rein était à cheval

sur le détroit Supérieur du bassin, mi-partie de l’organe au-

dessus dans la fosse iliaque, mi-partie au-dessous, dans le bassin, La plaie, après réunion partielle, est largement drainée.

Deux mois après, la malade guérie, ne souffrant plus, quitte l'hôpital : la plaie est complètement cicatrisée. Pendant l’intervalle, elle eut une pleurésie droite qui a laissé quelques adhérences à la base droite. Les troubles digestifs ont complètement disparu.

27 juin 1899, — La malade est revue.Sa santé est excellente Les douleurs n’ont plus reparu. Elle est définitivement guérie.

Oss. 55. — Fochier (1900). — Il s’agit d’une fillette de quatre ans, dont le ventre avait toujours été gros, au dire des parents, mais qui avait grossi surtout depuis décembre 1899, A ce moment, à l’occasion de douleurs abdominales, un médecin avait constaté la tumeur et pensé à une périlonite tuberculeuse. La tumeur ne fit que grossir et, au moment de l’examen de M. le professeur Fochier, en juin, elle distendait l’abdomen” Elle était constituée manifestement par une poche liquide sarltante, peu étalée, tout au moins nettement limitée en haut par une zone sonore à concavité inférieure. La sonorité descendait plus bas à gauche qu’à droite. La tumeur paraissait plonger dans le bassin. Tous ces signes étaient en faveur d’un kyste de l’ovaire. Mais ea haut et à gauche, on voyait se dessiner une anse intestinale rectiligne à direction transversale paraissant se perdre sous les fausses côtes gauches et présentant des renflements, ce qui rendait incontestable la présence du gros intestin et ce qui ne pouvait être que le côlon transverse. Cette anse était nettement adhérente à la poche liquide. Comment expliquer l’adhérence au côlon transverse d’un kyste de l'ovaire, sans avoir donné lieu à des douleurs appréciables? Une ascule enkystée devenait de ce fait probable. Dans tous les cas, le diagnostic restait hésitant, Les parents attendirent le mois d'octobre pour se décider à la laparotomie. Le pourtour abdominal avait subi des fluctuations insignifiantes, 3 centimètres au plus.

Üne incision de 7 centimètres fut faite à égale distance de

Pombilic et du pubis. Le péritoirne ouvert M, Fochier vit au-

Page 1