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devant de la tumeur, étalée sur la paroi, une trompe à direction oblique de haut en bas et de gauche à droite, dont le pavillon était en haut, bien à gauche de la ligne médiane. M. Fochier pensa alors à un kyste du parovaire gauche. La ponclion donna un écoulement de 3 à 5 litres d’un liquide non teinté, et ne fil que le confirmer dans son diagnostic Mais la poche évacuée et une incision faite aû péritoine pour le détacher du ligament large, il vit qu’il était dans le ligament large droit, et il disséqua la poche jusqu’au bord droit de l’utérus. Le pôle inférieur de la poche une fois libéré, il continua la décortication dans la fosse iliaque droite et arriva ainsi au niveau de la crête iliaque. Ace moment, M. Fochier trouva l’uretèére non dilalé s’abouchant dans la poche.
Le diagnostic, d'hydronéphrose était certain. D'ailleurs, le rein étalé apparut alors sur le côté externe de la poche, descendant jusqu’au-dessous de la crête iliaque : il présentait 12 centimètres au moins de hauteur. M. Fochier put, sans agrandir l’incision, détacher le pôle supérieur qui ne remontait pas très haut et lier le paquet vasculaire. L'incision péritonéale postérieure avait dû être agrandie et longeait le cœcum et le côlon ascendant qui étaient descendus par le fait de l'évacuation de la poche. C’étaient le cœcum et le côlon ascendant, qui, adhérents en haut à la tumeur, avaient élé pris pour le côlon
transverse: M. Fochier enleva la trompe et l’ovaire droits, trop
isolés pour ne pas pouvoir devenir la cause de douleurs à La puberté. Il ferma la loge postérieure, puis la paroi. La malade eut des hématémèses peu abondantes, mais inquiétantes pendant trente-six heures : mais tout se passa très bien du côté de l’abdomen et de la sécrétion urinaire. L’hydronéphrose était sans doute la conséquence d’un abaissement congénital du rein ; au niveau de l’abouchement de l’uretère dans la poche, il n'y avait ni valvule ni rétrécissement.
Oss. 56. — Hochenegg (1900). — Femme de 52 ans, se plaint déjà depuis des années de constipation opiniâlre, de telle façon
qu’elle ne va à la selle qu’une fois tous les dix ou quatorze jours.
La malade a eu quatre fausses couches et {rois grossesses à terme. Tous les accouchements ont été de {res longue durée, et tous étaient des présentations par le siège. La malade souffre également de phénomènes nerveux graves. Un examen gynécologique fait par Chrobak montre, dans le pelit bassin, l'existence d’une fumeur lisse du volume d'un œuf d’oie. On fit le diagnostic de myome dans le ligament large qauche.
Longtemps après, alors que les douleurs continuaient à augmenter, la malade se résolut enfin à une opération. Comme on pensait qu’il s'agissait d’une fumeur ovarienne fixée dans le Douglas, on fait la colpotomie postérieure (Schauta). Mais on trouva alors l’utérus et les annexes normaux. La tumeur siégeait derrière le péritoine sur la paroi antérieure du rectum qui était comprimé entre la tumeur et le sacrum. La place de la colpotomie fut suturée et deux jours plus tard, l’extirpation de la lumeur fut faite par Mocheneqgq par la voie sacrée. En mettant à nu la tumeur, une grosse artère allant de haut en bas vers la tumeur fut déchirée et liée.
Mais déjà, on avait reconnu que cette tumeur n’était autre que le rein. La palpalion permit de reconnaître qu'il n’était pas hypertrophié. Cependant, étant donné la section qu’on avait dû faire sur la grosse artère, le rein fut exlirpé. Quelques jours après l'opération apparurent phénomènes psychiques d’excitation grave, qui persistèrent pendant quatorze jours, et cessèrent seulement avec le rétablissement parfait de l’évacuation des selles. Actuellement, les douleurs provoquées par la défécation . ainsi que les phénomènes nerveux ont presque complètement disparu. Le rein extirpé était en forme de galette, lobulé.
Le hile était à la face antérieure.
Lé rein était d’ailleurs normal. é
Ogs. 57. — Kôhler (1900). — Femme de 21 ans. Entre à l'hôpital avec le diagnostic de néphrite interstitielle. Au palper,
‘au niveau du promontoire, du côté droit, (umeur assez grosse et mobile. Mort par urémie.
Autopsie. — Rein droit très petit.
Rein gauche à droite du promontoire sur lequel il empiéte. [Il est arrondi et mesure 6 cm. 6 sur 4 cm. 5. Le hile est postérieur.
Artères. — Deux pour chaque rein : à gauche, l’une naît de l’aorte, l’autre de l’iliaque primitive droite ; à droite toutes deux de l’aorte.
Veines. Deux pour chaque rein.
Les urelères s’abouchent normalement dans la vessie. Les capsules surrénales sont normales,
Utérus unicorne à droite.
Os. 58. — Mac Burney (1900). — Enfant de 14 ans. Avait eu l’année précédente douze accès de vomissements avec douleurs dans l’hypogastre. Chaque crise durait trois à quatre jours, et pendant ce temps,on pouvait sentir une {umeur dans la régiôn hypogastrique au-dessous de l'ombilic. En même temps que la tumeur disparaissait, les autres symptômes disparaissaient également. Dans l'intervalle, on ne pouvait sentir aucune tumeur.
A l’opéralion, on constata que la fumeur kystique était rétropéritonéale. Elle fut incisée, et les bords de l’incision furent suturés au bord de la plaie cutanée. Son coûtenu était de l’urine. À gauche, au siège normal, on ne trouvait pas de rein : il persista une fistule qui donnait de l’urine.
Neuf mois plus tard, on fit une seconde laparotomie pour réséquer la fistule. Le kyste est fortement adhérent : les artères et veines rénales s’en allaient en arrière jusqu'à là hauteur des dernières vertèbres lombaires où elles furent liées.
Il était alors évident que le kyste était le bassinet dilaté qui était situé très bas jusque dans le petit bassin, Entre le kyste ét la paroi antérieure de l’abdomen, cheminait un urelère court. Celui-ci fut sectionné et on extirpa le rein. Le corps du rein était fout entier dans le bassin. Guérison.
Oss. 59. — Martel et Pignod (1900). — KE. M..., 75 ans, marchand ambulant, entre à l’hôpital dans le service du Dr Ga: rand le 26 décembre 1899.
Pas d'antecédents, sauf une fièvre typhôïde à 43 ans. Le malade
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toussait tous les hivers, avait de la dyspnée d’effort et quelques palpitätions de cœur. Il y à un mois la fatigue oblige au repos; . l’insomnie est permanente vu l'intensité de la toux nocturne. Dyspnée continuelle. sp
Troubles digestifs. Un peu de constipation. Vertiges, Éblouissements fugaces.
Poumons. Râles ronflants et muqueux. Respiration soufflante. Diminution de sonorité à la base droite.
Cœur. Bruits sourds. Pouls régulier, dicrote.
Abdomen excavé, non douloureux.
Pas d’albumine dans les urines.
Le 15 janvier, sans cause apparente, hémalurie abondante. La palpation de l’abdomen montre alors une fumeur assez grosse au-dessus du pubis.
Le malade est transporté dans le service de chirurgie.
Cachexie très prononcée et fièvre. Pas de renseignements sur le passé urinaire.
La palpalion fait sentir au-dessns du pubis, sur la ligne médiane avec développement plus accentué vers la droite, une tumeur arrondie, rénitente, légèrement {obulée du volume d’une très grosse orange. Cette tumeur plonge dans le bassin et déborde un peu en haut le détroit supérieur: elle est assez intimement fixée à la paroi postérieure du bassin, et se laisse mobiliser avec peine. Matité à la percussion,
Le cathétérisme de l’urètre est infructueux. La verge est petite, ratatinée, le/méat très étroit. Le cathétérisme est dou- Joureux.
Le {oucher rectal montre une proslate petite ; le bas-fond vésical est souple. |
L'hématurie ne s’est pas renouvelée : les urines sont claires, mais à odeur de fermentation. Pas de pus, ni de caillots volumineux.
Le diagnostic de la tumeur abdominale res{e en suspens. La cachexie du malade contre-indique toute intervention,
Mort trois jours après, le 18 janvier.
Autopsie. — On trouve une fumeur qui occupe l’excavation du bassin, en arrière de la vessie dont elle est indépendante.
Elle a une forme triangulaire en avant, et est hosselée. Elle est rétropérilonéale. Sa base, en bas, mesure 11 centimètres de largeur, et est distante de la symphyse pubienne de 3 centimètres. Elle forme à droite et à gauche deux cornes, respectivement éloignées des épines iliaques antéro-supérieures correspondantes, la droite de 8 centimètres, la gauche de 6 centimètres.
Le bord gauche est légèrement excavé en dehors. La longueur totale est de 11 centimètres. Le sommet arrondi remonte vers la quatrième vertèbre lombaire. La tumeur est rouge et de consistance assez ferme.
Une incision montre qu'il s’agit d’un rein. Le bassinet est difficilement reconnaissable et ne constitue pas une poche distincte.
Une sonde introduite dans l’uretère conduisait à la corne droite au centre d’un gros noyau dégénéré.
Le lobe droit du foie occupe tout l’hypocondre droit, affleurant par son extrémité droite la crête iliaque droite. Le foie pèse 1.250 grammes.
Le rein gauche est en situation normale, mais augmenté de volume. [1 pèse 250 grammes. L’S iliaque reste cantonné dans la moitié gauche du bassin.
Les vaisseaux et l’uretère du rein gauche sont normaux. -
Le rein droit ectopié reçoit son artére de la bifurcation même de l’aorte, entre les deux iliaques. Cette artère se divise bientôt en deux rameaux : un droit, plus petit, descend obliquement de gauche à droite, puis perpendiculairement à la partie droite de la face antérieure du rein et y pénètre vers le milieu: l’autre rameau gauche pénètre dans le sommet du rein.
La veine rénale sort de la partie excavée du bord droit de la tumeur rénale et se jette dans la veine iliaque gauche
L’uretère accompagné d’une veinule cirsoïde, se détache de la corne droite de la tumeur et a son abouchement normal dans
la vessie. Il est perméable et mesure 10 à 12 centimètres.
La tumeur rénale droite détachée pesait 620 grammes. La coupe montrait de façon nette qu’il s’agissait d’un cancer mou du rein, avec îlots ramollis et foyers hémorragiques à des stades divers, les uns très anciens, les autres tout récents, Par endroits, l'aspect est puriforme. Quelques points de la substance corticale ont conservé un aspect presque normal.
Le rein gauche présente quelques noyaux d’infarctus hémorragiques.
On trouve un petit abcès sous l’aponévrese de la fosse iliaque droite. Le cœur est hypertrophié. Le poumon présente des lésions de tuberculose ancienne et des foyers récents de broncho-pneumonie tuberculeuse.
Oss. 60. — Bérard (1901). — /ydronéphrose fermée dans
un rein en ectopie lombo-iliaque. Néphrectomie transpérito-
néale avec cloisonnement du périloine. Guérison.
Rosalie D.…, âgée de 57 ans, entre à la salle Sainte-Marguerite, dans le service de M. Auguste Pollosson, que M. le Dr Bérard, chirurgien des hôpitaux, professeur agrégé, avait l'honneur de suppléer, le 1° mai 1901. Elle y est adressée par deux médecins qui l’ont successivement examinée et qui ont diagnostiqué : lun, une tumeur kystique de l'ovaire avec fibrome utérin, l'autre, un kyste multiloculaire de l’ovaire. Pas d’antécédents pathologiques spéciaux : réglée à 16 ans normalement, cette femme a eu quatre enfants à ferme; ménopause à 53 ans. A la suite de son premier accouchement, il y a vingt et un ans, elle découvrit par hasard dans la fosse iliaque qauche une grosseur mobile, indolore, du volume du poing, qui s'était révélée seulement par une pesanteur du côté correspondant. Un médecin consulté rassura la malade sans lui dire de quoi il s'agissait : elle eut bientôt son attention détournée de cet incident et, comme elle ne souffrit pas pendant de longues années, elles ne songea même plus à constater la persistance de cette grosseur. Vers la ménopause, elle eut des métrorragies peu abondantes, avec quelques troubles nerveux passagers, névral-
gies, céphalées. Jamais elle ne ressentit de douleurs dans le