‹ De L'Ectopie Simple Congénitale du ReinChapitre 80 sur 92 · À6GI · texte numérisé non relu

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menté de volume, et une frompe présentant un ostium abdominal normal, mais qui n’avait que quelques centimètres de long et se terminait en cul-de-sac. Les annexes gauches n'étaient donc pas en communication avec l’utérus.

Oss. 85. — Balika (1905). — Femme de 26 ans ayant eu deux accouchements. Depuis quelques années, la malade a remarqué la présence dans son bas-ventre d’une fumeur qui va en s’accroissant. L’urine est: toujours normale. Depuis six mois, douleurs, amaigrissement considérable.

À côté de l'os iliaque du côté gauche, on peut palper une tumeur qui a deux fois le volume du poing, kystique assez mobile, à peine sensible, dont la limite supérieure atteint l’ombilic. Par le vagin, à gauche, à côté d’un petit utérus en rétroflexion, on trouve une tumeur, grosse comme une petite tête et qui paraît faire corps avec l'utérus. La paroi antérieure du rectum est repoussée par la tumeur. Beaucoup de pus dans l’urine. Fièvre.

Diagnostic. — Pyosalpinx ou kyste suppüré ouvert dans la vessie. Incision de la collection suppurée par le vagin : évacuation de deux litres et demi de pus fétide.

Comme la tumeur augmente de nouveau de volume malgré un bon drainage, on fait une incision au-dessus du ligament de Poupart. La tumeur n'est pas adhérente à la paroi abdominale antérieure : on l’y fixe par sutures, et trois jours plus tard on l'incise. Évacuation d’un litre et demi de pus fétide. La malade n’a bientôt plus de fièvre, mais elle va en s’affaiblissant et meurt vingt et un jours après l’opération.

A l’autopsie, on ne trouve pas le rein gauche en position normale. Dans la moitié gauche du petit bassin, derrière le péritoine, se trouve un sac gros comme une tête d'enfant. À sa paroi postérieure on peut reconnaître une couche de parenchyme rénal, épaisse de 3 à 4 centimètres. Le kyste est ouvert dans la vessie. L’artère rénale gauche naît de la bifurcation de laorte.

Ogs. 86. — Orth (1905). — Femme de 30ans. Une grossesse

normale, et un accouchement prématuré.

La malade se plaignait déjà depuis quelque temps de douleurs dans la région sacrée qui augmentèrent depuis deux ans. En même temps douleurs vagues dans moitié gauche du bas-ventre, augmentant avec la menstruation. Le corps de l’utérus est rétrofléchi, mobile, de forme et consistance normales. L’ovaire droit esten situation normale. Les annexes qauches sont transformées en une fumeur du volume d’une orange qui est fixée par des adhérences à la paroi du bassin, et qui par son bord interne est molle ét mobile.

Diagnostic : rétroflexion de l'utérus avec kyste lubo-ovarien, ou hydrosalpinx avec kyste folliculaire du côté gauche. |

Laparotomie, — L’utérus est en rétroflexion et repoussé vers la droite. Les annexes des deux côtés sont normales. Les annexes gauches sont soulevées par une grosse tumeur molle remplissant la moitié gauche du bassin. Incision du ligament large: la tumeur est énucl.ée du tissu conjonctif pelvien auquel elle adhère en plusieurs points. Ligalure d’une veine au pôle supérieur de la tumeur. Après libération de la tumeur, on reconnaît qu'il s’agit du rein gauche. Comme le parenchyme de l’organe paraît notablement altéré, on se décide à faire l’exéirpation.

Seize jours après l'opération, la malade était complètement délivrée de ses douleurs. Le rein extirpé est aplati, lobulé. Le hile siège sur la face antérieure : il reçoit une artère et une

veine.

A l’examen microscopique, le rein paraissait d’ailleurs complètement normal. ;

Ozs. 87.— T.Cohn (1906). — Femme de 37 ans, ayanteu qua- ‘tre grossesses, la dernière il y a huit mois, suivie de fièvre puerpérale pendant trois semaines. Depuis cette époque douleur abdominales qui vont en augmentant d’intensité. Utérus rétrofléchi. Exsudat ancien dans le paramètre du côté droit. Le rein droit est un peu abaïssé. Le rein gauche ne peut être senti à sa place normale. Au niveau de l’ombilic, à côté de la colonne vertébrale, tumeur lisse, non douloureuse, un peu mobile dans

le sens horizontal, le bord inférieur descend à droite jusqu’à la

ligne innominée. Sur le bord interne est une fossetle avec un cordon pulsatile.

Au cysloscope, on ne trouve à gauche aucun orifice urétéral, et même avec la chromocystoscopie, on ne peut découvrir un orifice urétéral à gauche, tandis que le droit fonctionne normalement.

Diagnostie : rein dystopique rudimentaire.

Oss. 88. — Grosglick (1906). — Un cas d'hypernéphrome et de calcul dans un rein pelvien, avec déplacement rare de la rale.

Grosglick décrit un cas qu’il donne comme une curiosité unique. Il s'agissait d’un rein sur lequel on trouvait réuni trois ‘affections relativement rares: un calcul, une ectopie dans le bassin et un hypernéphrome. La rate se trouvait située dans la loge rénale (gauche).

Naturellement le diagnostic de cette. anomalie de situation ne fut fait qu’au cours de l'opération, laquelle était indiquée par l’hématurie et les signes de lithiase. <

L'auteur se demande s’il eût été possible de reconnaître pour la rate, l’organe palpé qui présentait nettement le hallot{ement rénal, et il cite quelques autres auteurs qui ont fait la même erreur. .

.Oss. 89. — Rumpel (1906). — Otto S..…., 27 ans, entré le 5 décembre 1904.

A l'âge de 7 ans, vives douleurs abdominales. Un médecin avait diagnostiqué une ascite. Souvent par la suite, ballonnement du ventre avec constipation. De 7 à 14 ans, douleurs abdominales violentes à gauche, apparaissant à des intervalles d’une à quatre semaines, et durant plus ou moins longtemps, habituellement une journée. De 14 à 16 ans, les accès sont moins fré. quents, puis ils reprennent jusqu’à maintenant. Il y a trois ans, un médecin diagnostiqua une affection rénale, diagnostic qui fut confirmé par plusieurs autres médecins. Jamais de fièvre.

Depuis l’année dernière, les douleurs sont très violentes. A

chaque accès, le ventre est dur, mais on n’a pas senti de fumeur

en un point déterminé. Depuis quelque temps urines assez foncées. |

Élat acluel. — Sujet affaibli, pas d’œdème, pas de ganglions. Rien au cœur, ni aux poumons. Du côté de l’abd. men, pas de tumeur, ni de résistance, ni de sensibilité, On ne sent pas les reins. L’urine est un peu trouble et contient de l’albumine, des cylindres hyalins, des globules rouges, du pus, de l’épithélium vésical et des phosphates.

Cystocopie. — Vessie normale.

Cathétérisme des urelères.— À droite, urines claires À — 2,23. À gauche, urines un peu troubles A — 1,17. Abondant précipité d’albumine. Sédiments contenant globules rouges, leucocytes, cellules épithéliales; 5 du sang = 0,55.

Quatre semaines d’observation sans incidents.

Nouveau cathétérisme des uretères.

À droite À = 1,68. À | gauche A=:0,92.

Pour le reste, résultat identique à celui de exploration précédente.On pense à une hydronéphrose intermittente à gauche.

Le 7 janvier 1905, opération. Incision lombaire à gauche. La loge rénale estvide. Ni en haut vers le diaphragme, ni en: D vers le bassin on ne trouve rien.

Introduction d’une sonde urétérale dans l’uretère gauche par la vessie. On ne sent pas trace d’uretère ni de rein. Incision du péritoine par la plaie, et palpalion des reins à travers la cavité abdominale. A droite, le rein hypertrophié est senti à sa place normale. À g gauche, on ne sent rien, même dans le petit bassin. Suture du péritoine, suture de la paroi.

Guérison rapide et normale.

Restait à savoir où pouvait se trouver ce rein gauche Pl Vraisemblablement, il était enfièrement dans le petit bassin, et on ne pouvait par la palpation distinguer le sac flasque, des anses intestinales molles. Il fallait rejeter Fidée d’un rein en fer à cheval, le rein droit étant en situation normale, et l’idée d’un rein double à droite avec absence du rein gauche, puisque les uretères

débouchaient normalement au niveau du trigone, et qu’on ne

sentait pas de transformation kystique dans une partie du rein droit. |

Pour éclaicir les rapports, une sonde urétérale avec mandrin en nickel fut placée dans chaque uretère ; elles remontèrent facilement de 30 centimètres dans chacun. Une radiographie faite ensuite, montra que la sonde droite après avoir décrit une légère courbure remonte vers la région rénale, tandis que la sonde qauche s’en va d’abord plus en dehors, jusqu’au niveau du détroit supérieur, puis se coude en dedans, pour se terminer au milieu du promontoire. La radiographie montrait également au milieu de la symphyse sacro-iliaque gauche une concrélion grosse comme un noyau de prune. Il s’agissait donc bien d’un rein pelvien.

Le 17 février 1905, éncision parallèle à l’arcade crurale, section des muscles et du fascia transversalis, décollement du péritoine jusque sur la vessie. La recherche de l’uretère est difficile, car il n’a pas sa silualion normale sur les gros vaisseaux. Cependant, on découvre facilement une tumeur située sur le promontoire et dans la concavité du sacrum. Pour faciliter la recherche de l’uretère gauche, une sonde urétérale y est introduite par la vessie. De la vessie sort par lavage un liquide trouble d’un brun sale qui provient du sac qu’on a pressé. L'uretère est isolé près de son embouchure vésicale, il est lié et disséqué sur la plus grande partie de son trajet qui est extrêmement sinueux. Au niveau du promontoire, il aboutit à un sac /lasque qui est repoussé un peu à gauche, et se distingue difficilement du tissu voisin. Le tissu cellulaire forme autour de lui un sac mince qui adhère à la poche, laquelle est déchirée pendant la dissection, 11 en sort un liquide trouble, et une concrétion du volume d’un noyau de prune. Les vaisseaux qui viennent d'en haut et en arrière sont liés. Au pôle supérieur on trouve encore une sorte de cordon, difficile à définir, qui ressemble à un uretère dilaté. La dissection de ce cordon vers le milieu de la plaie ne paraît plus possible, et pour terminer rapidement l'opération étant donné l’état du malade, on le sectionne entre deux liga-

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. [l tures. L’uretére est sectionné au thermocautère, au-dessus de la ligature faite précédemment. Tamponnement de la plaie, Suture pour rétrécir l’ouverture. | !

Le 20 février, urines dans le pansement. Il semble que le reste

du rein sécrète. :

1° mars, bon état, mais la sécrétion urineuse de la plaie persiste.

Le 14, fistule urineuse persistante.

Le 1 avril, cystoscopie. On découvre, à côté de l’orifice urétéral gauche, c’est-à-dire vers le fond, un second petit orifice uréléral, dans lequel on peut introduire une sonde de quelques centimètres. Il y a ainsi érois orifices uréléraux, deux à gauche et un à droite. |

Le 9 mai, fièvre. Incision d’un abcès de la paroi. ?

Le 27 mai, réincision de la cicatrice qui est prolongée Jusqu’à la douzième côte. Le péritoine est refoulé. Il se déchire: suture. En pénétrant dans le petit bassin, on tombe dans la cavité d'un abcès contenant un pus fluide et putride. Après évacuation de l’abcès, on trouve à sa paroi postérieure une masse dure, ayant à peu près la moitié du volume d’un rein, qui doit être le reste du rein gauche. On l’extirpe. Malgré une abondante hémorragie arrêtée par une pince, on l’isole des gros vaisseaux. On laisse des piaces à demeure, et on tamponne la plaie. Le morceau de rein enlevé, représente à peu près Le liers d’un rein normal. Il est lobulé, la face postérieure aplatie, avec une excavation profonde. Il n’y a pas de bassinet.

Le 28 mai, collapsus grave.

Le 5 juin, hémorragie secondaire, ligature en masse.

Le 13 juin, {hrombose de la veine fémorale ganche.

Le 19 juin, mort.

Aulopsie. — Rein droit intact, augmenté d’un tiers. Thrombose de la veine iliaque primitive gauche. Artérite purulente de l’illaque primitive. Gangrène des points ligaturés. Vessie intacte. Double uretère à gauche. Péritonite chronique adhésive.

O8s. 90. — Strâter (1906). — Femme de 34 ans, entrée à

EN ya

l'hôpital le 4 octobre 1904, se plaignant de douleurs pendant les règles. Les menstrualions étaient cependant régulières, assez abondantes, durant trois à quatre jours. Les douleurs débutaient un peu avant les règles et persistaient plusieurs jours après : elles siégeaient {oujours à droite. Elle avait également des douleurs du côté droit dans le ventre lorsqu'elle faisait un effort. À part cela, jamais malade ; pas de cons{ipalion ; mictions normales. Il y a un an, la malade a déjà été traitée par un spécialiste. On avait trouvé à droite de l’utérus une fumeur. Repos au lit, irrigations chaudes et tampons glycérinés. Les douleurs diminuèrent. La tumeur fut trouvée plus petite et la malade retourna chez elle, où elle continua les lavages et à se reposer.

Mais bientôt réapparition des douleurs, et pendant ces derniers mois, elles duraient trois semaines chaque mois, empêchant tout travail. :

Etat actuel. — Femme d’aspect bien portant, A l'examen de l’abdomen, on trouve de la douleur dans la région de la fosse iliaque droite, mais rien d’anormal en plus. A l’examen du vagin, pas d’hymen, vagin étroit, col de nullipare : utérus rétrofléchi à gauche, pas augmenté de volume, bien mobilisable, A droite de l’utérus, on sent une {umeur.de consistance ferme, du volume d’un œuf de poule, et douloureuse à la pression. Cette tumeur est un peu mobile sur l’utérus et sur la paroi, et paraît reliée à l’utérus par un large pédicule. Rien d’anormal du côté des annexes qauches.

Urines normales. On porte le diagnostic de tumeur ovarienne intra-ligamentaire, et quelques jours après, on pratique la laparotomie. Incision, de l’ombilic à la symphyse pubienne.On trouve les deux trompes et les deux ovaires en état normal. L’utérus est en rétroflexion à gauche.

Quelques adhérences dans le Douglas.

Dans le ligament large du côlé droit, on trouve une fumeur lisse, un peu aplatie. Le feuillet antérieur du ligament large est

incisé, la tumeur est mise à nu et son aspect est tellement celui

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