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Il importe donc de surveiller de près les crises diarrhéiques que l’on voit survenir assez fréquemment chez les cirrhotiques et de ne pas oublier que, si parfois cette diarrhée est bénigne, elle peut dans certains cas prendre un caractère de gravité extrême.
c) Forme cérébrale.
Sans pouvoir affirmer la réalité de cette forme dont, par nous-mêmes, nous n’avons observé aucun cas typique, il nous semble que certains symptômes retrouvés chez les insuffisants hépatiques, peuvent être logiquement rattachés à un œdème cérébral possible. Délire, convulsions, coma sont, nous le savons, les signes habituels de l’infiltration séreuse de l’encéphale; or, l’observation nous apprend que ces symptômes se retrouvent chez les malades dont le foie est lésé. Le Damany, dans un article de la Presse Médicale (n° A1, 23 mai 1914), a même décrit des insuffisances hépatiques dont les seuls symptômes cliniques étaient des manifestations cérébrales. Dans ces conditions, pourquoi ne pas conclure qu’il y a des œdèmes cérébraux dont la cause doit être recherchée dans une insuffisance hépatique, tout comme il y a des œdèmes cérébraux -qui sont la conséquence d’une insuffisance rénale.
La forme délirante est en général bénigne. Le plus souvent, elle ne sera qu’une crise passagère.
La forme convulsive est plus grave, mais elle ne comporte pas un pronostic désespéré. C’est ainsi que dans deux cas cités par Le Damany nous voyons l’un des malades guérir et l’autre succomber.
La forme comateuse est peut-être celle que lPon peut mettre le plus aisément sur le compte de l’œdème cérébral. Elle est grave et n’est malheureusement qu’une forme, des plus fréquentes, de l’agonie chez les cirrhotiques.