‹ De l'Eden à MoiseChapitre 12 sur 79 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

ses enseignements, les historiens par la fécondité et le prodige de ses œuvres.

Les philosophes, les poètes et les historiens ont également raison.

Ce n'est point, en etTet, pour les philosophes qui veulent y réfléchir, une preuve médiocre de la divinité du christianisme que les lumières répandues par lui dans le domaine de la métaphysique, dans la sphère de la morale, et jusque dans les questions qui se rapportent à la gloire temporelle et au l^onheur matériel des nations. Saint Jean attire l'aitention sur ce phénomène moral bien digne d'être médité , lorsqu'il appelle le Verbe la vraie lumière : Erat lux VERA qucV illuminât omnem hominem venientem in hune mundum.

Dans le domaine de la métaphysique , le christianisme est vraiment la lumière.

Sans doute, c'est sur des mystères insondables que repose la dogmatique chrétienne, et le philosophe ne peut ni les contempler dans la lumière de l'évidence, ni s'élever à eux au moyen de la dialectique. Il faut que l'homme les accepte humblement, sur la foi de la révélation divine historiquement démontrée. Mais, des hauteurs inaccessibles où se dérobent à nos yeux les mystères de la religion , ils n'en illuminent pas moins de clartés incomparables le domaine de la métaphysique. Le dogme de la Trinité, par exemple, ne nous initie-t-il pas,

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