‹ De l'Eden à MoiseChapitre 14 sur 79 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

plira enfin le progrès définitif auquel elle aspire, progrès qu'elle réalise si imparfaitement et au prix de tant de labeurs?

La réponse complète à ces questions, dont la solution est la base de la morale, n'est fournie que par le christianisme. La vie, nous dit-il, est à la fois une épreuve et une expiation. Il s'agit, pourFliomme placé sous les regards de Dieu, aidé de la grâce d'en haut, de se purifier ici-bas et de montrer, par son courage et sa foi, s'il est digne des grandeurs qui l'attendent au delà du tombeau.

' C'est dans la foi aux récompenses du ciel, que le chrétien trouve sa lumière et son repos. S'il y subordonne sa conduite et ses pensées , l'ordre naîtra dans son esprit, le calme dans son cœur. Il verra, sans partager leurs illusions, nos contemporains chercher une base nouvelle à la morale dans le principe de la solidarité humaine ou de l'impératif catégorique. Que lui importe qu'une philosophie ambitieuse et d'ailleurs sans autorité prétende , par exemple, sonder la /erre et révéler le ciel? Il n'éprouve qu'une admiration triste jDOur ces savantes rêveries , et il laisse , sans s'inquiéter pour lui-même, la mystagogie nouvelle promener les âmes éternellement à travers les espaces infinis de V immense archipel des planètes'^. Satisfait des révélations et des promesses du Christ, il se contente

* Jean Reynaud ; Flammarion ; Figuier.

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