‹ De l'Eden à MoiseChapitre 16 sur 79 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

toutes les religions, parce qu'elle est la plus vraie. Rien de plus admirable que ses dogmes, sa doctrine et son culte. « Elle favorise le génie , dit Chateaubriand, elle éjjure le goût, développe les passions vertueuses, donne de la vigueur à la pensée, offre des formes nobles à l'écrivain et des moules parfaits à l'arlisfe. » Dieu ne défend pas les routes fleuries quand elles servent à venir à lui, et ce n'est pas toujours par les rudes sentiers que la brebis égarée retourne au bercail. Nous comparons le poêle chrétien au voyageur qui se trouve tout à coup en présence d'un splendide horizon. Il n'en découvre d'abord qu'une faible partie; mais voilà qu'il gravit le flanc de la montagne et domine peu à peu le paysage : alors apparaissent les unes après les autres toutes les parties du tableau ; son admiration augmente à chaque pas. Mais, quand il arrive au sommet, l'enthousiasme devient une adoration , et le voyageur s'agenouille : Dieu s'est révélé dans la beauté sul)lime de son œuvre ! Tel le poète qui cherche à s'élever, avec un cœur droit et une Ame éprise du beau, à la contemplation du christianisme. Quel que soit le point de départ, s'il continue de monter, à une heure que Dieu sait il tombera à genoux devant les autels du Christ, et il priera avec nous !

Knfîn , l'historien constate dans le christianisme le principe d'une fécondité divine.

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