INTRODUCTION XI
tionnée : voilà l'axiome qui est au fond même de notre raison et qui ne peut être détruit qu'avec elle. Dieu a mis ce raisonnement à la portée de tous , parce qu'il est nécessaire à tous. Ce que le savant exprime en termes philosophiques , le peuple le dira
tout ce qui se compte a un commencement et un terme. Ces mouvements supposent un premier moteur. Le moteur est autre que l'être qui est mû. Dans Thomme, c'est Fàme; mais Fàme ne peut être Tunique et premier moteur. Le corps humain et le monde supposent un moteur souverain. La théorie de révolution et de la transformation des espèces, qui prend pour point de départ de la vie sa forme la plus rudimentaire , la cellule vivante , si elle pouvait reposer sur des faits démontrés, ce qui n'est pas, ne détruirait point la nécessité de Dieu. Elle supposerait une loi de transformation de l'imparfait au plus parfait : autre hypothèse impossible sans Dieu. L'athéisme ne gagne rien à la doctrine de révolution, d'ailleurs contraire à ce que la géologie nous révèle. Cette science nous montre les espèces primitives se conservant là où on découvre leur gîte. Elles y demeurent telles à peu près qu'elles y ont apparu, jusqu'au moment où elles périssent par Faction du milieu ou quelque accident. Entre ces espèces et celles qu'on rencontre sur d'avitres points, quand il y a des différences spécifiques, on ne peut les expliquer par la descendance : il faut qu'elles aient été créées différentes. Par voie de génération, l'espèce demeure et ne se transforme que dans les limites des variétés et des races. La théorie de Darwin, si séduisante qu'elle soit, n'établit nulle part la transformation des espèces par les lois de la génération, de la sélection et du milieu. Deux espèces peuvent se rapprocher, mais non s'identifier par des anneaux intermédiaires. Entre le mollusque et le singe, il n'y a point un progrès dans l'évolution, mais dans la création. On constate un progrès continu dans l'organisation des animaux créés ; mais le passage d'une espèce à l'autre par voie d'évolution n'est constaté nulle part. Dieu a relié toutes les parties de son œuvre dans une harmonieuse progression ; mais, nous dit l'écrivain sacré, il a créé les animaux chacun dans son espèce : juxta species suas, et ils y demeurent. Les faits contraires qu'on allègue sont des illusions que le temps détruira ; ce sont des faits souvent mal observés et toujours mal interprétés. (V. notre ouvrage le Monde el l'homme primitif.)