CHAPITRE XXII
DU PARTI qu'on peut TIRER DE l'eNSEIGNEMENT AU PRO- FIT DE l'Éducation (suite).
SOMMAIRE. — De la science des nombres. — Qu'elle est une langue universelle, l'auxiliaire de toutes les sciences, des arts et même des métiers. — Des sciences naturelles. — Dangers que présente cet enseignement; moyens de les éviter. — Comment on peut vivifier, élever cet enseignement. — Exemples. — De la vertu moralisatrice des arts. — De la musique scolaire. — Son insignifiance actuelle. — Ce qu'elle devrait être. — De Tabus des hymnes patriotiques. — La Marseillaise. — Le dessin. — Services qu'il rend. — De l'abus du crayon. — La caricature. — Devoir des maîtres.
Il n*est pas jusqu'aux sciences exactes elles-mêmes qui né puissent fournir à l'éducateur un contingent d'idées morales et de considérations élevées. On peut faire remarquer aux enfants que la science des nombres est une langue universelle qui se comprend d'un pôle à l'autre, une preuve convaincante et permanente de l'unité de l'esprit humain, une réponse péremptoire et sans réplique aux paradoxes du scepticisme ; car ce qui est une fois démontré, l'est à tout jamais, et pour tous les hommes. On peut leur faire comprendre que cette science universelle