‹ De l'éducation à l'écoleChapitre 31 sur 159 · DE LA LOI MORALE, PRINCIPE ET. INSTRUMENT · texte numérisé non relu

DE LA LOI MORALE, PRINCIPE ET. INSTRUMENT

SOMMAIRE. — caractères de la loi morato. — Qu^eHe est en réalité la seule loi. — Que les lois civiles, politiques. et reli. gieuses lui empruntent' toute leur autorité. — Comment elle se dégage de la coosoienoet — Qa*il aérait impossible de donner Tidée du bien, si la raison n*en contenait le germe. — De Ift véritable méthode de Pédlioation.

l^ver 1«8 enfant»). ceeL les haJsiiaer à ftiir« telle chose, à ne pas faire telle autre; c'est-à-dire à ohoi8ir..Tout choix suppose unerè^e, une loii Cette loi. existe, elle s'appelle la- loi morale.

Si, pour réussir dans réducation, il suffisait d'en* seigner lai morale, œ serait chose facile; car, de toutes les sciences, il n'ea est pas de plus simple, et L'on peut bien l'appela une science infuse. En effet, elle tient tout entière dans un mot, le devoir; et le devoir, nous n^avojis pas à le chercher bien long»temps ni bien loin; il est en nous; de luinnême il se révèle, il parie j il s'impose^ il oblige. On peut discuter longuement sur la source de celte obligo^

tion et la faire découler soit d'une puissance surnaturelle, soit de la nature elle-même, soit des rapports que la famille et la société créent entre les hommes; mais, quelque origine qu'on lui attribue, son autorité reste entière, absolue.

Elle ne ressemble en rien aux autres lois, civiles, religieuses ou politiques; car celles-ci se font, se défont, et se refont sans cesse, elles sont dans un perpétuel changement ; la loi morale est toute faite, elle Ta toujours été, les hommes ne se sont ni réunis ni concertés pourlafaire(comment Tauraient-ilslpu ?), et il leur est impossible de la détruire; les autres changent non seulement de siècle en siècle, d*année en année, mais de pays en pays : la loi morale est la même toujours, partout; elle est universelle, immuable, et tandis que les autres tombent tour à tour en désuétude, seule elle reste éternellement en vigueur.

Bien plus, on peut dire que c'est la seule et unique loi, car les autres ne peuvent exister sans elle; c'est d'elle et d'elle seule qu'elles empruntent leur force, c'est de leur accord avec la loi morale qu'elles tirent toute leur autorité. En effet, du jour où cet accord cesse, leur autorité tombe, et ces lois éphémères non seulement ne sont plus obligatoires, mais c'est une obligation de leur désobéir. Toute injonction, de quelque autorité qu'elle émane, civile, politique ou religieuse, est nulle et sans vertu, du moment qu'elle est contraire aux prescriptions de la

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