‹ De l'éducation à l'écoleChapitre 74 sur 159 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

dire du choix, on peut comprendre combien il importe de former de bonne heure la raison des enfants, de leur donner une règle sûre pour leurs jugements, de leur apprendre que ce qu'ils doivent par-dessus tout désirer et acquérir pour eux-mêmes, ce qu'ils doivent avant tout rechercher et priser dans les autres, c'est la moralité, c'est la vertu ; que l'accomplissement des devoirs dans la vie privée est la seule garantie d*honnèteté dans la vie publique ; que, sans la moralité, le talent n'est qu*un danger, et le génie peut être un fléau ; que la probité scrupuleuse, la dignité de la conduite, l'élévation du caractère sont les premières qualités à exiger de nos mandataires, si nous voulons épargner à notre pays les dommages et les désastres, les humiliations et les hontes.

Voilà la conviction qu'il faut enraciner dans l'esprit de nos enfants, voilà les sentiments dont il faut nourrir leurs cœurs pour qu'un jour ils soient moralement utiles à leur pays.

Gomme aujourd'hui les enfants ne font guère qu'apporter dans la société les habitudes et les sentiments qui y régnent, comme les générations se succèdent sans difTérer sensiblement les unes des autres, le mal se perpétuerait, sans fin, il serait sans remède, si l'école ne réussissait enfin à créer une génération meilleure, qui soit l'instrument d'une réforme et qui en assure la durée. Cherchons donc les moyens de former cette génération régénératrice^

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