‹ De l'éducation à l'écoleChapitre 98 sur 159 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

^bose, la chute du ciel sur leurs têtes, leurs descen dants n*ont pas dégénéré, et que dans les plus terribles épreuves, dans les plus épouvantable:» revers, ils ont donné des preuves éclatantes de leur courage et de leur constance ; que nos annales ne sont qu'une longue et brillante chaîne de faits d'armes glorieux que la bravoure contemporaine enrichit de nouveaux chaînons ;

Qu'il n'est terre au monde où l'on ne trouve les traces de notre séjour ou de notre passage, où notre intrépidité parfois aventureuse, presque toujours chevaleresque, n'ait laissé d'ineffaçables empreintes et d'impérissables souvenirs ;

Que les grandes époques de notre histoire ne sont que d'irrésistibles mouvements de notre bonté naturelle, que nulle part ailleurs la chevalerie n'a produit des héros plus nobles et plus purs ; que c'est un élan de notre cœur qui nous a entraînés à la délivrance des lieux saints ; que nous ne pouvons rester sourds à la voix des opprimés qui nous appellent, des malheureux qui nous implorent, que nombre de peuples, les États-Unis, l'Italie, la Grèce, nous ont vus accourir pour briser leurs chaînes, et que l'ingratitude et l'indifférence n'ont pu nous guérir de notre incurable et admirable ardeur ;

Que nos ennemis mêmes rendent à notre caractère un involontaire hommage, car leur jalousie et leur hfiâne ne les empêche pas de venir se réchauffer & la douce et vivifiante chaleur de notre hospitalité;

222 DB L'ÉmJCATïeN

on voyh'ge aîHenrs, oh séjounie chez noos, et la France est le rendes-votts <Ja monde ;

Qu'awciïne gloire ne nous manque et ne nous a manqué ; que nuUè part, dans le monde entier, les lettres, les sciences, les «rts, n'ont brillé d'on éclat plus vif et phïs dtaraUe ; qu'aucun pewf^e de la yieille Europe ne petrt pféseater comme nows à l'admiration du monde quatre graiiAs sîèdes de chefs-d'œuvre comme nos seizième, dÎ3t-«eptièmé, dix-huitième et dix-neuvième siècles ;

Que les premiers entre tous les peuples nous avons conçu un idéal de bonheur et de fraternité universels, et que nos déceptions et nos malfeeurs n'ont pu tarir en nous la source toujours jaillissante des aspirations sublimes ;

Que dans nos derniers désastres, ce n'est pas le courage qui nous a fait défaut, que nous avons lutté là où bien d'autres auraient jeté les armes,, que nous avons espéré contre toute espérance, que depuis ces jours néfastes notre race a prouvé et prouve aujourd'hui même qnt le vieux sang feaibçais bout encore dans ses veines ;

Que nous avons le droit de nous enorgueillir de notre passé, mats aussi que nous avons le devoir d'envisager l'avenir avec une fermeté virile et une froide et calme résolution.

ici commence 'la tèche la plus importante de Hnstituteur. Il ne suffit pas d'avohr fait comprendre ce que c'^t que la patrie, et d'avoir montré, l'histoire

Page 1