‹ De l'éducation de l'enfant dans la familleChapitre 19 sur 23 · Plan des menschlichen Gehims. Leipzig, 1833, p · texte numérisé non relu

Plan des menschlichen Gehims. Leipzig, 1833, p

de r homme n^ est possible qu'à condition du développement harmonique de toutes les parties de son corps.

Il en résulte que les centres de l'activité consciente de Thomme ne sauraient se développer, à moins qu'ils ne soient poussés à l'activité, par une excitation graduelle et successive. Il faut aussi que la perte de substance qu'ils subissent soit compensée en proportion exacte. L'observation démontre, en effet, qu'il suffit d'enlever à un enfant toute excitation intellectuelle, pour qu'il tombe dans l'imbécillité.

On trouve dans la littérature la description d'enfants qui ont été abandonnés dans leur bas âge et qui ont vécu dans un bois, au milieu des bêtes féroces. Ces enfants étaient devenus sauvages. On cite, par exemple, un petit garçon lithuanien qu'on trouva, en 1687, dans les forêts du gouvernement de Grodno. On l'enleva aux ours au milieu desquels il avait vécu. On l'amena à Varsovie, où on le baptisa du nom de Joseph. Il paraissait avoir douze ans. Très épais, ses cheveux étaient blancs; ses doigts étaient longs, son front moyen, sa voix, — comme celle d'un ours. Il courait à quatre pattes et on eût beaucoup de peine à lui apprendre à marcher dans une position verticale. Sa peau était sèche. Il était très développé au point de vue physique. Il n'était pas en état de parler; de temps en temps il émettait des sons qui ressemblaient à ceux qu'émettent les ours. Son visage, qui n'était pas défiguré, était néanmoins altéré par des cicatrices, de même que ses mains. C'étaient là les traces des blessures qui lui avaient été faites par les ours ou par des chiens, peut-être. Sa seule manière de manifester son activité, était de se ramasser, comme un ours, et de se cacher dans un coin. Il grognait ensuite comme un ours et se balançait d'un pied sur l'autre. Il mangeait de l'herbe plus volontiers qu'autre chose ; il aimait aussi les légumes et la viande crue. On eut beaucoup de peine à l'habituer de manger des mets qui avaient été soumis à la cuisson. Il ne fut pas facile, non plus, de lui apprendre à parler. On fut obligé de lui faire violence pour le forcer à se passer un vêtement*.

La petite fille de Songi {puella campanica) n'est pas moins

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