‹ De l'éducation des fillesChapitre 98 sur 129 · P£RIA;!<I>RE · texte numérisé non relu

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le seul Bias demeurait tranquille au milieu d*Hûe si grande désolation , sans se remuer non plus que sMl eût été tout à fait insensible aux malheufs de sa patrie. Quelqu'un lui de- . manda povorqnoi il ne songeait pas à* sauver quelque chose comme les autres : Je le fais aussi , répondit Bias ; car Je porte tout mon bien avec moi.

L'action qui termina les Jours de Bias n'est pas moins illustre que le reste de sa vie. Il s'était fait porter dans le sé«^ nat ,où il défendit l'intérêt d'un de ses amis avec beaucoup de zèle : comme il était déjà fort vieux , il se trouva fatigué; il appuya sa tête contre la poitrine d'un fils de sa fille qui l'avait accompagné. Quand i'orateor de son adversaire eut fini son discours , les juges prononcèrent en faveur de Bias , qui expira aussitôt entre les bras de son petit-fils.

Toute la ville lui fit de magnifiques funérailles , et témoigna un regret extraordinaire de sa mort; on lui érigea un su* perbe tombeau, sur lequd on fit graver ces paroles.

« Priène a été la patrie de Bias, qui fut autrefois l'orne- « ment de toute l'Ionie , et qui a eu des pensées plus relevées <• que le reste des philosophes. »

Sa mémoire fut en si grande vénération , qu'on lui dédia un temple « où ceux de Priène lui rendaient des honneurs extraordinaires*

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