CHAPITRE TII
DE LA VIHGINITÉ.
ta chvfre clirétieiitte rtfdinit, camme no titre de gloire , qu'il y mît plus de femmei cODMcréet i Dîeu que d*ëpoities et de véres :, déplorable succès qui ne pouvait lenrir qu*à la chute de la sociclé et do l*Empire!
(ViLLEMAiN, de rEloqueuce clirctienne dans le quatrième siècle, p. 375.)
N*eat-oe pas un mal dei'écerter de lu vérité, et un bien de Ja rencontrer? Or, n'est-ce pat la rencontrer que d*avoir une opinion juste de chaque chose?
(Platon, RépubL, Jlv* 111.)
Maintenanl on peut choisir des lois des hommes ou des lois de Dieu.
L'autorité des hommes nous invite au supplice par la peur et la vanité. Dieu nous conduit au bienêtre par rîntelligence et par ses bienfaits.
Les puissances ecclésiastiques , expression du quatrième et du douzième siècle, nous disent :
te Le Créateur vous a donné des sens pour vous
266 DE LA VIBGirflTÉ.
en défendre Tusage ; il vous a fait sensibles an plaisir pour vous damner* »
Les lois de la nature, qai sont de tous les siècles, vous disent :
« Dieo vous a donné des sens pour en régler Tosage. »
u Le plus beau titre aux récompenses de l'autre vie est d'accomplir la loi dans celle-ci.
Or la loi, c'est d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et son prochain comme soi-même. L'Évangile et la nature ont le même langage : ils résament tout par Panioor.
Ceci posé, je conclus :
La vie de pénitence décomplète l'homme.
La vie de pénitence détruit la société.
La vie de.pénitcnce condamne l'œuvre de Dieu. Elle brise toutes les lois de la nature ; donc elle est une absurdité, une vanité, une impiété. Et toutefois nous n'avons pas signalé le dernier terme de la doclrinc. Elle ne s'arrête ni au fouet, ni aa jeûne, ni au célibat. Le dieu des moines, comme le dieu des païens, veut encore les soupirs des vierges et le sacrifice des joies maternelles*
Une vierge est pure, seulement parce quelle refuse d eti e femme et mère : .accomplir cette loi invincible de la nature, à laquelle nous sommes conduits par Tamour et par le désir, par Tàme el par la chair; aimer et concevoir, mettre au monde une créalure semblable à nous, est une souillure