LA LIBERTÉ MORALE
Le pouvoir d« faîni le mal etail intépi' rable de celui de faire le bien; et afin que le mérite de la vertu pût exister, Il fallait qns le Tice fût poaailile.
(AnciLLON^ Sermon sur la Nécewité de la Loi de Dieu, p, 68.)
Le iiigc seul est libre.
La nature de rhomme étant double, on peut en conclure sa liberté morale. Les deux puissances
ne se rencontrent que pour se couibattre , et le combat est la preuve de la liberté.
La liberté , c'est la puissance de choisir et de vouloir ; voilà pourquoi la liberté sans la raison est dangereuse , comme la raison sans la liberté serait inutile.
L'homme est toujours libre , mais il n'est pas toujours assez fort pour bien user de sa liberté. Les âmes fortes font ûéchir leurs passions; les au-
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très y cèdent. Ainsi Thomme ne jouit d'une véritable liberté que dans la force et daos la lumière.
Force et lumière, éléments inséparables de toute sagesse, de toute puissance et de toute félicité !
Donc nous considérons la liberté comme une sphère où l*homme exerce sa force et sa volonté : cette sphère est plus ou moins vaste , suivant Tétendue de nos facultés intellectuelles et morales. En d'autres termes, le cercle de notre liberté s'agrandit à mesure que nos lumières s'accroissent; ce qui ne veut pas dire que ceux qui ont beaucou[) de lumières sont jneilleurs que ceux qui en ont peu, mais ce qui veut dire seulement qu'ils ont le pouvoir de le devenir !
L'homme qui cède à ses passions obéit à un maître qu'il s'est donné l
La puissance de Thomme dans la ?erta n'a ire borne que sa volonté !
Se faire un caractère de la sagesse , c'est marcher librement et résolument contre le torrent de nos vices et de nos passions ; c'est vouloir et pouvoir ce qae nous pouvons et ce que nous voulons* D'où il résulte que la créature la plus puissante et la plus libre de l'univers est celle qui sait se soumettre à la douleur en obéissant à la vertu !