‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 36 sur 116 · CHAPITRE XXrV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXrV

UASGER DE SiPARER LES FACULTÉS DE L'AME.

L« verltt d'un bomme ne doit pat se mesurer sur sqs «ffbrlB , maii «nr ee qa*fl ftit d'ordinaire.

(Pascal.)

On peut conclure de tout ce qui précède, que les facultés de l'intelligence et les facultés de Tâme doivent être développées simuftanément, et pour ainsi dire d'un seul jet : les séparer c'est détruire l'homme.

Mais un péril plus grand encore c'est de scinder les facultés de Tâme, c'est-à-dire de les isoler Tune de l'autre. L'âme est un tout, un soleil qui a ses rayons : divisés par le prisme, les rayons du soleil ne laissent voir que des couleurs tranchées ; réa-* nis, c'est la lumière !

£t, par exemple, séparez dans votre pensée le sentiment du beau et le sentiment de l'infini des autres facultés de l'âme qui sont leur flambeau : le sentimeni du beau, isolé de la raison et de la

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conscience, ira s'égarer dans un libertinage sans iiix OTL daos ane ambition sans mesure, le sentiment de l'infini allumera des bûchers, ravagera le monde ou se concentrera dans un cotire-fort. ^( - '^ ^^ ^'^a.

Ainsi Lovelacë^' saiftt' i>0léiyi4ne , Richelien , Boonaparte, Harpagon, représentent tous les excès du senlimeat du beau et de l'irt^ini, isolés du sentiment moral, de la raison et de la conscience* Dans ces organisa tiuus Turtos, mais iiicoin|jlètrs, je ne Yois qu'un rayon égaré de Tàme qui prête son énergie^f^des passions terresires*

Les facultés de i auîe développées séparément sont semblables à ces rayons lumineux qui, dans rcxpérience de f resnel, se rencontrent, s'éteignent çt^oduise^t les ténèbres.

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