‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 51 sur 116 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DE L'AUTOEITÉ DES DOCTEVBS.

Le plut grand mal tnrja îérrëf 'êHi rigboraoce da la vértté. < ^ f

(Platon, Gorgtat.)

Agis toujours de telle sorte, que le motif de toD action puisse deTeoir la r^Ie universelle de la iégislalioa du gopi^fi kumain.

L'homme s'est ouvert deux routes vers la vérité :

le raisonnement et la foi. Du raisonnement "nous avons vu naître les systèmes philosophiques ; de la foi nous verrons naître les systèmes religieux : aux premiers, Tautorité 4u génie; aux seconds, Tautorité des Écritures; l'une fait les philosophes et rautre les nations.

L'autorité du génie n'est que l'expression des progrès d'un siècle, rendus visibles et vulgaires par la pensée d'un grand homme. C'est le mouvement imprimé à Tintelligence des peuples; un

pas fait vers la vériié, mm toujours la vérilé elleinéni6*

L'autorité desv Écritures, c'est la voix du passé qui se fait entendre aux nations immobiles; une pensée ennemie de tous les progrès de la pensée ; la limite éternelle imposée à la sagesse humaine par la superstition et Tambition. •

Sous cette puissance terrible, tous les peuples de rOrient se sont desséchés» Cette moitié du globe est comme une branche morte de l'arbre immense du genre humain.

Toute ÉerHura^ fût-elle divine, a passé par la main des hommes* lisent copié, ftilsffié, interprété, laissant partout l'empreinte de leurs passions et de leur misàre, substituant Terreur à la vérité, la théologie à la religion et rhoranie à Dieu.

Laissez tomber TÉvangile, le livre de charité et d'amour, entre les mains des docteurs, ils y trou^' veront le bourreau. C'est par des supplices qu'ils unissent cette vie à l'autre, et les flammes de l'în* qnisition répondent aux flammes de Penfer.

11 y a dans la Bible une ligne dont l'autorité a retenti de siècle en siècle jusqu'à nous, pour justilier le plus grand des crimes : l'esclavage

Certes, il faut renoncer à la recherche de la vérité par les aulorkés théologiques, ou consentir à

1 QvLe Ghanaan soit maudit ! qn^il soit Pesclave des es-*

ciaves de ses frères. ( Genèse ^ IX , 25. )

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