DE QUELQUES AUTRES LOIS DE LA NATURE
Ce sont les hommes qui font leur propre malheur; les lois de la nature sont toutes ioiidées sur l'amour; les lois humaîncs le sont sur le ht-soia de puoir le crime. Heureux ceux i]nî ne sont gouTcrncs <|ue j>!ir les lo»s rîe nuLiire.
(B£R2iAajiiM OE Sâint-Pieaab, Arei- ^ die, p. 154.)
Les cinq lois qui précèdent engendrent une multitnde de lois secondaires également applicables i ! l'homme et aux animaux. Telle est ramitié, qui 9 chez les Grecs, devint une loi politique. Et la tendresse paternelle cL iiliale , seul appui moral de la législation des Chinois et cause principale ^e sa { longue durée. Nous ne développerons point ici ces diverses modifications du sentiment de l'amour; notre sujet nous entraine vers des lois d*un ordre plus élevé, et qui nous placent immédiatement sous la main de la Providence. Telle est la loi qui éta-
ADTEES LOIS DE LA NATIR£. IIU
blit qu'aucon objet ne conlieni en soi la cause première de son existence : et ces deux autres lois que nous formulerons ainsi :
L'tioMHue incline toujours vers ce qu'il y a de plus beau }
La yérité se trouve toujours dans ce qu^tl y a de
plus beau.
Telle est encore :
La loi (le partage du globe entre Thomme et la femme, loi qui règle l'ordre de leurs occupations;
La loi qui établit que la réaction morale est toujours égale à TacLion ;
Enfin la perfectibilité du genre hnmain ;
Et la mort, loi de délivrance, qui, pour être mal connue, nous précipite souvent dans la supersti* tion et rincrédulité.
Les hommes sont eu présence de la mort comme Christophe Colomb aux bords des abîmes de l'Océan. On a beau lui crier que cet Océan n'a point de rives ; son regard d*aigle plonge dans l'immensité ; il y pénètre à travers la nuit et les tempêtes, et voit un nouveau monde et une gloire immortelle, où la terratvr imbécile ne voit que le néant t