T DE LA MORT
le départ le sentimetit de riofini qu'elle nous ayait
refusé à notre entrée dans la yie*
' Il faut oser le dire, quelque singulier que cela puisse paraitre, c'est parce que nous fermons les yeux aux bienfaits de la vie que nous redoutons la mort. Si nous savions mfeux ce que Dieu a fait pour nous, nous saurions mieux aussi ce qu'il nous réserve* La vie est un don céleste d'amour et de bonté, un don magnifique, gratuit. Nous n'étions pas» et voilà qu'une puissance qui £tait de toute éternité nous appelle, non pas seulement à vivre et à sentir comme tout ce qui vit et tout ce qui sent, mais à l'aimer. Cette puissance , qui Atait, cette Divinité qui créait, nous donna l'innocence et l'ignorance; puis elle ouvrit devant nous toutes les routes de Timagination et du savoir. Par l'innocence nous touchons au bonheur de la vertu, et par l'ignorance au bonheur de connaître. Ces deux premières conditions de la vie, qui semblent n'attes^r que notre faiblesse , deviennent ainsi la source de nos plus doux plaisirs : Tignorance, c'est l'attribut de l'enfance, c'est, dans un avenir sans bornes, toutes les joies de l'amour, et un monde à contempler. Que de raisons d'aimer la vie I mais à mesure que l'âme se développe, qu'elle se sent libre, éternelle, infinie, plus paissante que toutes les puissances de la nature; que le sentiment du beau Télève au dessus des mondes et des soleils, et qu'elle pressent quelque chose au-delà de