‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 85 sur 116 · APPLICATIONS DES LOIS DE LA HATURE AJOX LOIS · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DES LOIS DE LA HATURE AJOX LOIS

DBS HOmiBS.

tt 11 y a trois tribunaux qui ne sont presque ja-

» mais d'accord : celui des lois, celui de l'honneur » et celui de la religion K » Cette parole de Montesquieu accuse Tordre ou plutôt le désordre des

i Pensée extraite des manuscrite de Montesquieu.

Paur ▼érîfier Tordre de la nature « Il aulHt de s'en écarter ; pour réfuter les systèmes liumains, il suffit de les admettre.

(Bermabdin de Sa-Int-Pierre, Etude

huiUème, p. 408.)

Nos mœurs s'adoucissent : chaque jour la phîlaotropie s'avance vers des conquêtes nouvelles* Une léghUiion se prépare qui conciliera, autant que noire siècle le permet, les intérêts de la sûreté commune avec le Tœu de lliuinanitc.

(pE Mautignao, Défense du prince de

Polîgnac à la Chamhre des Pairs,

16S AFFLIOâTIOllS DIS LOIfl DE LA VATUBE

sociétés moderoes, ea même temps qu'elle nous indiqae la cause de leur malaise et des révolutions

qui les déchirent. ïantque ces trois tribunaux prononceront des jugements contradictoires, il n'y a point de paix à espérer sur la terre, La paix du monde repose sur Tuoité politique, morale et religieuse, et cette unité n'existe que dans la vérité.

Or cette vérité, si elle nous échappe toujours , ce n'est pas qu'elle soit invisible; c'est tout simple* ment que nous refusons de tourner nos regards de ce c6té. Le théologien la cherche dans les doctrines de son église, le magistrat dans les codes de sou pays , le philosophe dans un système : l'homme du monde ne la cherche nulle part; mais il croit la recevoir des préjugés et de la mode. Alors arrive le sceptique, sophiste à courte vue, qui, à raspecl de ce chaos, s'écrie que notre raison est trompeuse, qu'il n'y a pas de vérité sur la terre, que tout est vrai, que tout est faux, suivant les lieux, les temps et les hommes. Insensé! ne vas^tu pas donner à l'intelligence humaine les bornes de la tienne ! Mais ouvre donc les yeux ! La raison n'est point en défaut, car ici la raison ne parait nulle part; la vérité n'est point ondoyante, car ici il n'y a point de vérité. Ce que tu vois, ce sont nos vices, nos passions, nos opinions, nos ambitions, que nous tentons de faire adorer. La vérité est hors de là ! Mais où est-elle ? Je te dis bien, elle est kors de là.

Hors de là, il n*y a plus que les lois de la nature. A notre tour noas invqquons le jugement de Dieu sur toutes les questions qui nous importent. C'est Dieu lai*niéme qai va nous apprendre ce que nous

devons faire pour être juste, ce que nous devons eroire pour être heureux. 11 nous dira ce qu*est la vertu, ce qu'est le crime; si c'est l'honorer que de rejeter ses dons; si c'est suivre sa loi que d'en abuser; si la religion doit nons inspirer l'indulgence ou nous armer de colère et de cruauté; s'il est permis de persécuter les hommes^ de les tromper, de les dépouiller, de les mutiler, de les égorger, soit dans rintérét d'une ambition, soit dans l'intérêt de leur conscience : il le dira , et , à mesure que sa réponse arrivera à l'oreille des peuples, ils connaîtront la vérité, et se tendront la main comme des frères.

Cette réponse , elle est renfermée dans le petit nombre de lois dont nous venons de tracer l'esquisse : lois de vie et d'amour , critérium de toute vérité, invincibles aux sophismes, puisqu'elles vérifient les pensées de l'homme par les pensées de Dieu ?

Et , en vérité, je ne crois pas qu'il existe sur la terre un être doué 4e raison qui osât effacer d'une main ferme les articles de ce code, sous prétexte d'erreur ou de mensonge. Gomment les effacer sans renoncer à quelques parties de nous^méme , sans cesser d'être homme, c'est^-dire libre, intelligent et aimant?

164 AMnickvum na uns bb ll ni^Tuii

£a effet, les facultés de rhomme répondent tontes à quelques lois de 1^ nature ; en sorte que, pour dégrader Tuii , il faut nécessairement violer l'autre. C'est le double travail de nos pr^ngés et des gouvernements despotiques.

Nous en conclurons que , partout où il y a dégradation de rhomme, il y a violation des lois de la nature ; c'est-à-dire violation de la justice , violation de la yérité : les lois de la nature venleot l'homme complet !

Parmi ces lois , cinq ont leur source dans notre âme , et rayonnent de Phomme à la nature ; sept ont leur source dans le monde physique , et rayonnent de la nature i l'iiomme* Afin que la vérité

nous fût toujours préseiile , Dieu Ta imprimée en nous et autour de nous ; et afin que les lois qui 1m renferment nous parussent toujours aimables , il les a lait participer du sentiment d'amour qui nous "élève jusqu'à lui.

Ces douze lois ne composent pas seules le code de la nature y et cependant elles embrassent le monde moral tout Mtier.

he sentiment de la Divinité, c'est l'amour de Dieu ; la socialiiUtédu genre humain , c'est Tamoiir des hommes. Les autres lois ne sont, pour la plupart , que des développements ou des modifications de ces deux lois fondamentales, que tous nos codes de morale formulent ainsi :

Anns DiBir vt les Homs*

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